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samedi 18 novembre 2017
JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES
MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR LA JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES
33ème Dimanche du Temps Ordinaire - 19 novembre 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes
1. « Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, par des actes et en vérité » (1 Jn 3, 18). Ces paroles de l’apôtre Jean expriment un impératif dont aucun chrétien ne peut faire abstraction. La gravité avec laquelle le ‘‘disciple bien-aimé’’ transmet, jusqu’à nos jours, le commandement de Jésus s’accentue encore davantage par l’opposition qu’elle révèle entre les paroles vides qui sont souvent sur nos lèvres et les actes concrets auxquels nous sommes au contraire appelés à nous mesurer. L’amour n’admet pas d’alibi : celui qui entend aimer comme Jésus a aimé doit faire sien son exemple ; surtout quand on est appelé à aimer les pauvres. La façon d’aimer du Fils de Dieu, par ailleurs, est bien connue, et Jean le rappelle clairement. Elle se fonde sur deux pierres angulaires : Dieu a aimé le premier (cf. 1 Jn 4, 10.19) ; et il a aimé en se donnant tout entier, y compris sa propre vie (cf. 1 Jn 3, 16).
dimanche 16 avril 2017
MESSAGE URBI ET ORBI DU PAPE FRANÇOIS
MESSAGE URBI ET ORBI
DU PAPE FRANÇOIS
PÂQUES 2017
Loggia centrale de la Basilique vaticane
Dimanche 16 avril 2017
Chers frères et sœurs,
Bonne fête de Pâques !
Aujourd’hui, dans le monde entier, l’Église renouvelle l’annonce pleine d’étonnement des premiers disciples : « Jésus est ressuscité ! »- « Il est vraiment ressuscité, comme il l’avait dit ! »
L’antique fête de Pâques, mémorial de la libération du peuple hébreu de l’esclavage, atteint ici son accomplissement : par sa résurrection, Jésus Christ nous a libérés de l’esclavage du péché et de la mort et nous a ouvert le passage vers la vie éternelle.
Nous tous, quand nous nous laissons dominer par le péché, nous perdons la bonne route et nous allons errant comme des brebis égarées. Mais Dieu même, notre Pasteur, est venu nous chercher, et pour nous sauver, il s’est abaissé jusqu’à l’humiliation de la croix. Et aujourd’hui, nous pouvons proclamer : « Il est ressuscité le bon Pasteur qui pour son troupeau est allé à la rencontre de la mort, alléluia ! » (Missel Romain, IV° dimanche de Pâques, Antienne de la communion).
A travers les temps, le Pasteur ressuscité ne se lasse pas de nous chercher, nous ses frères égarés dans les déserts du monde. Et par les signes de la Passion – les blessures de son amour miséricordieux – il nous attire sur son chemin, le chemin de la vie. Aujourd’hui aussi, Il prend sur ses épaules beaucoup de nos frères et sœurs opprimés par le mal sous ses différentes formes.
Le Pasteur Ressuscité va chercher celui qui est égaré dans les labyrinthes de la solitude et de la marginalisation ; il va à sa rencontre à travers des frères et des sœurs qui savent s’approcher avec respect et tendresse et faire entendre à ces personnes sa voix, une voix jamais oubliée, qui les rappelle à l’amitié avec Dieu.
Il prend en charge tous ceux qui sont victimes des anciens et des nouveaux esclavages : travaux inhumains, trafics illicites, exploitation et discrimination, graves dépendances. Il prend en charge les enfants et les adolescents qui sont privés de leur insouciance pour être exploités ; et qui a le cœur blessé par les violences subies à l’intérieur des murs de sa propre maison.
Le Pasteur Ressuscité se fait compagnon de route de tous ceux qui sont contraints de laisser leur terre à cause de conflits armés, d’attaques terroristes, de famines, de régimes oppressifs. A ces migrants forcés, il fait rencontrer des frères sous tous les cieux, pour partager le pain et l’espérance sur le chemin commun.
Dans les histoires complexes et parfois dramatiques des peuples, que le Seigneur Ressuscité guide les pas de qui cherche la justice et la paix ; et qu’il donne aux responsables des Nations le courage d’éviter l’expansion des conflits et d’arrêter le trafic des armes.
En ces temps, de façon particulière, qu’il soutienne les efforts de tous ceux qui s’emploient activement à apporter soulagement et réconfort à la population civile en Syrie, Syrie bien aimée et martyrisée, victime d’une guerre qui ne cesse pas de semer horreur et mort. Encore hier, un dernier et ignoble attentat contre les réfugiés en fuite a provoqué de nombreux morts et blessés. Qu’il donne la paix à tout le Moyen Orient, à commencer par la Terre sainte, comme aussi en Irak et au Yémen.
Que la proximité du Bon Pasteur ne manque pas aux populations du Sud Soudan, du Soudan, de la Somalie et de la République Démocratique du Congo, qui souffrent de conflits qui se perpétuent, aggravés par la très sérieuse famine qui frappe certaines régions de l’Afrique.
Que Jésus ressuscité soutienne les efforts de tous ceux qui, spécialement en Amérique latine, s’engagent à garantir le bien commun des sociétés, parfois marquées de tensions politiques et sociales qui dans certains cas aboutissent à la violence.
Qu’on puisse construire des ponts de dialogue, en persévérant dans la lutte contre la plaie de la corruption et dans la recherche de solutions valables et pacifiques aux controverses, pour le progrès et la consolidation des institutions démocratiques, dans le plein respect de l’Etat de droit.
Que le Bon pasteur aide la bien-aimée terre d’Ukraine, encore affligée par un conflit sanglant, à retrouver la concorde et accompagne les initiatives en vue d’adoucir les drames de tous ceux qui en souffrent des conséquences.
Que le Seigneur ressuscité, qui ne cesse pas de combler le continent européen de sa bénédiction, donne espérance à tous ceux qui traversent des moments de crise et de difficultés, spécialement en raison du manque de travail surtout pour les jeunes.
Chers frères et sœurs, cette année comme chrétiens de toute confession, nous célébrons ensemble la Pâque. Ainsi, d’une seule voix dans chaque partie de la terre résonne l’annonce la plus belle : « Le Seigneur est vraiment ressuscité, comme il l’avait dit ! ». Il a vaincu les ténèbres du péché et de la mort, qu’il donne la paix à notre temps.
Bonne fête de Pâques !
samedi 8 avril 2017
Le Puissant fit pour moi des merveilles
MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
À L'OCCASION DES XXXIIèmes JOURNÉES MONDIALES DE LA JEUNESSE
2017
Dimanche des Rameaux 2017
Le Puissant fit pour moi des merveilles
mercredi 1 mars 2017
Le pauvre Lazare
MESSAGE DU PAPE
FRANÇOIS
POUR LE CARÊME 2017
La Parole est un don. L’autre est un don
Chers Frères et Sœurs,
Le Carême est un nouveau commencement, un chemin qui conduit
à une destination sûre : la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ
sur la mort. Et ce temps nous adresse toujours un appel pressant à la
conversion : le chrétien est appelé à revenir à Dieu « de tout son cœur » (Jl
2,12) pour ne pas se contenter d’une vie médiocre, mais grandir dans l’amitié
avec le Seigneur. Jésus est l’ami fidèle qui ne nous abandonne jamais, car même
lorsque nous péchons, il attend patiemment notre retour à Lui et, par cette
attente, il manifeste sa volonté de pardon (cf. Homélie du 8 janvier 2016).
Le Carême est le moment favorable pour intensifier la vie de
l’esprit grâce aux moyens sacrés que l’Eglise nous offre: le jeûne, la prière
et l’aumône. A la base de tout il y a la Parole de Dieu, que nous sommes
invités à écouter et à méditer avec davantage d’assiduité en cette période. Je
voudrais ici m’arrêter en particulier sur la parabole de l’homme riche et du
pauvre Lazare (cf. Lc 16,19-31). Laissons-nous inspirer par ce récit si
important qui, en nous exhortant à une conversion sincère, nous offre la clé
pour comprendre comment agir afin d’atteindre le vrai bonheur et la vie
éternelle.
vendredi 10 février 2017
XXVe JOURNÉE MONDIALE DU MALADE
MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LA XXVe JOURNÉE MONDIALE DU MALADE 2017
« Le Puissant fit pour moi de grandes choses … » (Lc 1,49)
Chers frères et sœurs,
Le 11 février prochain sera célébrée, dans toute l’Église et de façon particulière à Lourdes, la XXVème Journée mondiale du malade, sur le thème : Émerveillement pour tout ce que Dieu accomplit : « Le Puissant fit pour moi de grandes choses … » (Lc 1,49). Instituée par mon prédécesseur saint Jean-Paul II en 1992, et célébrée pour la première fois justement à Lourdes le 11 février 1993, cette Journée constitue une occasion d’attention spéciale à la condition des malades et, plus généralement, de ceux qui souffrent ; et en même temps elle invite qui se prodigue en leur faveur, à commencer par les proches, les personnels de santé et les volontaires, à rendre grâce pour la vocation reçue du Seigneur d’accompagner les frères malades. En outre, cette occasion renouvelle dans l’Église la vigueur spirituelle pour développer toujours mieux cette part fondamentale de sa mission qui comprend le service envers les derniers, les infirmes, les souffrants, les exclus et les marginaux (cf. Jean-Paul II Motu proprio Dolentium hominum, 11 février 1985, n. 1). Les moments de prière, les Liturgies eucharistiques et l’Onction des malades, le partage avec les malades et les approfondissements bioéthiques et théologico-pastoraux qui auront lieu à Lourdes en ces jours offriront certainement une nouvelle et importante contribution à ce service.
Me plaçant dès à présent spirituellement près de la Grotte de Massabielle, devant l’effigie de la Vierge Immaculée, en qui le Tout-Puissant a fait de grandes choses pour la rédemption de l’humanité, je désire exprimer ma proximité à vous tous, frères et sœurs qui vivez l’expérience de la souffrance, et à vos familles ; comme aussi mon appréciation à tous ceux qui, dans leurs différents rôles et dans toutes les structures sanitaires répandues dans le monde, agissent avec compétence, responsabilité et dévouement pour votre soulagement, votre traitement et votre bien-être quotidien. Je désire vous encourager tous, malades, personnes qui souffrent, médecins, infirmières, proches, volontaires, à contempler en Marie, Salut des malades, la garante de la tendresse de Dieu pour chaque être humain et le modèle de l’abandon à sa volonté ; et à trouver toujours dans la foi, nourrie par la Parole et par les Sacrements, la force d’aimer Dieu et les frères aussi dans l’expérience de la maladie.
Comme sainte Bernadette, nous sommes sous le regard de Marie. L’humble jeune fille de Lourdes raconte que la Vierge, qu’elle a appelée “la Belle Dame”, la regardait comme on regarde une personne. Ces simples paroles décrivent la plénitude d’une relation. Bernadette, pauvre, analphabète et malade, se sent regardée par Marie comme une personne. La Belle Dame lui parle avec grand respect, sans prendre un air supérieur. Cela nous rappelle que chaque malade est et reste toujours un être humain, et doit être traité comme tel. Les infirmes, comme les porteurs de handicaps même très lourds, ont leur inaliénable dignité et leur mission dans la vie, et ne deviennent jamais de simples objets, même si parfois ils peuvent sembler seulement passifs, mais en réalité, ce n’est jamais ainsi.
Bernadette, après être allée à la Grotte, grâce à la prière transforme sa fragilité en soutien pour les autres, grâce à l’amour devient capable d’enrichir son prochain, et surtout, elle offre sa vie pour le salut de l’humanité. Le fait que la Belle Dame lui demande de prier pour les pécheurs nous rappelle que les infirmes, les personnes qui souffrent, ne portent pas seulement en eux le désir de guérir mais aussi celui de vivre chrétiennement leur vie, en arrivant à la donner comme d’authentiques disciples missionnaires du Christ. Marie donne à Bernadette la vocation de servir les malades et l’appelle à être Sœur de la Charité, une mission qu’elle exprime dans une mesure si haute qu’elle devient un modèle auquel chaque agent de santé peut se référer. Demandons donc à l’Immaculée Conception la grâce de savoir nous mettre toujours en relation avec le malade comme avec une personne qui, certainement, a besoin d’aide, parfois aussi pour les choses les plus élémentaires, mais qui porte en elle un don personnel à partager avec les autres.
Le regard de Marie, Consolatrice des affligés, illumine le visage de l’Église dans son engagement quotidien pour les personnes dans le besoin et celles qui souffrent. Les fruits précieux de cette sollicitude de l’Église pour le monde de la souffrance et de la maladie sont un motif de remerciement au Seigneur Jésus, qui s’est fait solidaire avec nous, en obéissance à la volonté du Père et jusqu’à la mort de la croix, afin que l’humanité soit rachetée. La solidarité du Christ, Fils de Dieu né de Marie, est l’expression de la toute-puissance miséricordieuse de Dieu qui se manifeste dans notre vie – surtout quand elle est fragile, blessée, humiliée, marginalisée, souffrante – infusant en elle la force de l’espérance qui nous fait nous relever et nous soutient.
Tant de richesse d’humanité et de foi ne doit pas être perdue, mais plutôt nous aider à nous confronter à nos faiblesses humaines et, en même temps, aux défis présents dans le monde de la santé et de la technologie. À l’occasion de la Journée Mondiale du Malade nous pouvons trouver un nouvel élan pour contribuer à la diffusion d’une culture respectueuse de la vie, de la santé et de l’environnement ; une impulsion nouvelle à lutter pour le respect de l’intégralité et de la dignité des personnes, également à travers une approche juste des questions bioéthiques, de la protection des plus faibles et de la sauvegarde de l’environnement.
À l’occasion de la XXVème Journée mondiale du Malade, je renouvelle ma proximité dans la prière et mon encouragement aux médecins, aux infirmiers, aux volontaires et à toutes les personnes consacrées engagées au service des malades et des indigents ; aux institutions ecclésiales et civiles qui œuvrent dans ce domaine ; et aux familles qui prennent soin avec amour de leurs proches malades. À tous, je souhaite d’être toujours des signes joyeux de la présence et de l’amour de Dieu, en imitant le témoignage lumineux de tant d’amis de Dieu parmi lesquels je rappelle saint Jean de Dieu et saint Camille de Lellis, patrons des hôpitaux et du personnel de santé, et sainte Mère Teresa de Calcutta, missionnaire de la tendresse de Dieu.
Frères et sœurs, tous, malades, personnels de santé et volontaires, élevons ensemble notre prière à Marie, afin que sa maternelle intercession soutienne et accompagne notre foi et nous obtienne du Christ son Fils l’espérance sur le chemin de la guérison et de la santé, le sens de la fraternité et de la responsabilité, l’engagement pour le développement humain intégral et la joie de la gratitude chaque fois qu’elle nous émerveille par sa fidélité et sa miséricorde.
O Marie, notre Mère,
qui, dans le Christ, accueille chacun de nous comme un enfant,
soutiens l’attente confiante de notre cœur,
secours-nous dans nos infirmités et nos souffrances,
guide-nous vers le Christ ton fils et notre frère,
et aide-nous à nous confier au Père qui accomplit de grandes choses.
Je vous assure tous de mon souvenir constant dans la prière et je vous adresse de grand cœur la Bénédiction apostolique.
Le 8 décembre 2016, Fête de l’Immaculée Conception.
François
jeudi 5 janvier 2017
Dans l'espérance avec Rachel
Le Saint-Père poursuit sa catéchèse sur l'espérance, celle d'hier vaut un arrêt ou le détour. Qu'est-ce qui fait le plus souffrir une mère que la perte de son enfant? Et pourtant, l'espérance est bien là.
Catéchèse du pape François
Chers frères et sœurs, bonjour !
Dans la catéchèse d’aujourd’hui, je voudrais contempler avec vous la figure d’une femme qui nous parle de l’espérance vécue dans les pleurs. L’espérance vécue dans les pleurs. Il s’agit de Rachel, l’épouse de Jacob et la mère de Joseph et Benjamin, celle qui, comme nous le raconte le livre de la Genèse, meurt en mettant au monde son deuxième enfant, Benjamin.
La suite sur Zénit
Catéchèse du pape François
Chers frères et sœurs, bonjour !
Dans la catéchèse d’aujourd’hui, je voudrais contempler avec vous la figure d’une femme qui nous parle de l’espérance vécue dans les pleurs. L’espérance vécue dans les pleurs. Il s’agit de Rachel, l’épouse de Jacob et la mère de Joseph et Benjamin, celle qui, comme nous le raconte le livre de la Genèse, meurt en mettant au monde son deuxième enfant, Benjamin.
La suite sur Zénit
dimanche 25 décembre 2016
MESSAGE URBI ET ORBI DU PAPE FRANÇOIS
NOËL 2016
Balcon central de la Basilique vaticane
Dimanche, 25 décembre 2016
Chers frères et sœurs, joyeux Noël !
Aujourd’hui, l’Eglise revit l’étonnement de la Vierge Marie, de saint Joseph et des bergers de Bethléem contemplant l’Enfant qui est né et qui est couché dans une mangeoire : Jésus, le Sauveur.
En ce jour plein de lumière, résonne l’annonce prophétique :
« Un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix » (Is 9, 5).
Balcon central de la Basilique vaticane
Dimanche, 25 décembre 2016
Chers frères et sœurs, joyeux Noël !
Aujourd’hui, l’Eglise revit l’étonnement de la Vierge Marie, de saint Joseph et des bergers de Bethléem contemplant l’Enfant qui est né et qui est couché dans une mangeoire : Jésus, le Sauveur.
En ce jour plein de lumière, résonne l’annonce prophétique :
« Un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix » (Is 9, 5).
lundi 21 novembre 2016
MIséricorde et misera
FRANÇOIS
à ceux qui liront cette Lettre Apostolique
miséricorde et paix
Misericordia et misera sont les deux termes qu’utilise Saint Augustin pour raconter la rencontre entre Jésus et la femme adultère (cf. Jn 8, 1-11). Il ne pouvait trouver expression plus belle et plus juste pour faire comprendre le mystère de l’amour de Dieu quand il vient à la rencontre du pécheur : « Il ne resta que la misérable pécheresse en face de la bonté miséricordieuse»[1]. Que de pitié et de justice divine dans ce récit ! Son enseignement éclaire la conclusion du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde et nous indique la route que nous sommes appelés à suivre à l’avenir.
mardi 20 septembre 2016
« J’ai soif » (Jn 19, 28)
VISITE DU PAPE FRANÇOIS
À ASSISE POUR LA JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LA PAIX
"SOIF DE PAIX. RELIGIONS ET CULTURES EN DIALOGUE"
À ASSISE POUR LA JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LA PAIX
"SOIF DE PAIX. RELIGIONS ET CULTURES EN DIALOGUE"
PAROLES DU SAINT-PÈRE
Assise
Mardi, 20 septembre 2016
Mardi, 20 septembre 2016
Méditation
Discours
Appel
Devant Jésus crucifié résonnent pour nous aussi ses paroles : « J’ai soif » (Jn 19, 28). La soif, encore plus que la faim, est le besoin extrême de l’être humain, mais en représente aussi l’extrême misère. Nous contemplons ainsi le mystère du Dieu Très-Haut, devenu, par miséricorde, miséreux parmi les hommes.
De quoi a soif le Seigneur ? Certainement d’eau, élément essentiel pour la vie. Mais surtout d’amour, élément non moins essentiel pour vivre. Il a soif de nous donner l’eau vive de son amour, mais aussi de recevoir notre amour. Le prophète Jérémie a exprimé la satisfaction de Dieu pour notre amour : « Je me souviens de la tendresse de tes jeunes années, ton amour de jeune mariée » (2, 2). Mais il a donné aussi une voix à la souffrance divine, quand l’homme, ingrat, a abandonné l’amour, quand –aujourd’hui aussi, semble dire le Seigneur – « ils m’ont abandonné, moi, la source d’eau vive et ils se sont creusés des citernes fissurées qui ne retiennent pas l’eau » (v. 13). C’est le drame du “cœur desséché”, de l’amour non rendu, un drame qui se renouvelle dans l’Évangile, quand, à la soif de Jésus l’homme répond par le vinaigre, qui est du vin tourné. Comme, prophétiquement, se lamentait le psalmiste : « Quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre » (Ps 69, 22).
“L’Amour n’est pas aimé” : selon certains récits, c’était la réalité qui troublait saint François d’Assise. Lui, par amour du Seigneur souffrant, n’avait pas honte de pleurer et de se lamenter à haute voix (cf. Sources franciscaines, n. 1413). Cette réalité même doit nous tenir à cœur en contemplant le Dieu crucifié, assoiffé d’amour. Mère Teresa de Calcutta a voulu que, dans les chapelles de chacune de ses communautés, près du Crucifié soit écrit “J’ai soif”. Étancher la soif d’amour de Jésus sur la croix par le service des plus pauvres parmi les pauvres a été sa réponse. Le Seigneur est en effet assoiffé de notre amour de compassion, il est consolé lorsque, en son nom, nous nous penchons sur les misères d’autrui. Au jugement, il appellera “bénis” tous ceux qui ont donné à boire à qui avait soif, qui ont offert un amour concret à qui en avait besoin : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).
Les paroles de Jésus nous interpellent, elles demandent accueil dans notre cœur et réponse par notre vie. Dans son “J’ai soif”, nous pouvons entendre la voix de ceux qui souffrent, le cri caché des petits innocents exclus de la lumière de ce monde, la supplication qui vient du fond du cœur des pauvres et de ceux qui ont le plus besoin de paix. Elles implorent la paix, les victimes des guerres qui polluent les peuples de haine et la terre d’armes ; ils implorent la paix, nos frères et sœurs qui vivent sous la menace des bombardements ou sont contraints de laisser leurs maisons et d’émigrer vers l’inconnu, dépouillés de tout. Tous ceux-là sont des frères et des sœurs du Crucifié, petits dans son Royaume, membres blessés et desséchés de sa chair. Ils ont soif. Mais à eux il leur est souvent donné, comme à Jésus, le vinaigre amer du refus. Qui les écoute ? Qui se préoccupe de leur répondre ? Ils rencontrent trop souvent le silence assourdissant de l’indifférence, de l’égoïsme de celui qui est agacé, la froideur de celui qui éteint leur cri à l’aide avec la facilité avec laquelle on change un canal de télévision.
Devant le Christ crucifié, « puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 24), nous chrétiens, nous sommes appelés à contempler le mystère de l’Amour non aimé et à répandre de la miséricorde sur le monde. Sur la croix, arbre de vie, le mal a été transformé en bien ; nous aussi, disciples du Crucifié, nous sommes appelés à être des “arbres de vie” qui absorbent la pollution de l’indifférence et restituent au monde l’oxygène de l’amour. Du côté du Christ en croix sort de l’eau, symbole de l’Esprit qui donne la vie (cf. Jn 19 34) ; ainsi, que de nous, ses fidèles, sorte de la compassion pour tous les assoiffés d’aujourd’hui.
Comme Marie près de la Croix, que le Seigneur nous accorde d’être unis à Lui et proches de celui qui souffre. En nous approchant de tous ceux qui aujourd’hui vivent comme des crucifiés et en puisant la force d’aimer au Crucifié ressuscité, croîtront encore plus l’harmonie et la communion entre nous. « C’est Lui, le Christ, qui est notre paix » (Ep 2, 14), lui qui est venu pour annoncer la paix à ceux qui sont proches et à ceux qui sont loin (cf. v. 17). Qu’il nous garde tous dans l’amour et nous rassemble dans l’unité, dans laquelle nous sommes en chemin, pour que nous devenions ce que lui désire : « un » (Jn 17, 21).
jeudi 8 septembre 2016
CONGRÈS DES ABBÉS BÉNÉDICTINS
DISCOURS DU PAPE FRANCOIS
AU CONGRÈS DES ABBÉS BÉNÉDICTINS
Traduction approximative et personnelle
Texte original
Salle Clémentine
jeudi, 8 Septembre, 2016
(Le Congrès doit élire le Père Abbé Primat)
Chers Pères Abbés,
Chères sœurs,
Avec joie, je vous souhaite la bienvenue. Je salue l'Abbé Primat Dom Notker Wolf, que je remercie pour ses aimables paroles et surtout pour son précieux service au cours des dernières années. Après seize ans de service, je me demande : cet homme qui peut l'arrêter? Votre Congrès international, qui vous voit réunis régulièrement à Rome pour réfléchir sur le charisme monastique reçu de saint Benoît et comment rester fidèle dans un monde changeant, revêt à cette occasion une signification particulière dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde. C’est le Christ lui-même qui nous invite à être «miséricordieux comme votre Père est miséricordieux» ( Lc 6:36); et vous êtes témoins privilégiés de ce «comment», de cette «voie» pour « opérer » l'amour miséricordieux de Dieu. En fait, c’est seulement dans la contemplation de Jésus - Christ que nous trouvons le visage du Père miséricordieux (cf. Bull Misericordiae Vultus , 1), la vie monastique est un moyen sûr de faire cette expérience de contemplation et de la traduire en témoignage personnel et communautaire.
Le monde d'aujourd'hui montre de plus en plus clairement la nécessité de la miséricorde; mais ce n'est pas un slogan ou une recette: c’est le cœur de la vie chrétienne et en même temps son style concret, le souffle qui anime les relations interpersonnelles et nous rend attentifs aux nécessiteux, et en solidarité avec eux. Ceci est ce qui manifeste en fin de compte l'authenticité et la crédibilité du message dont l'Église est la dépositaire et l’annonciatrice.
Eh bien, dans ce temps et dans l'appel de l'Église à se concentrer de plus en plus sur l'essentiel, les moines et les moniales gardent par vocation un don particulier et une responsabilité spéciale : il est maintenir en vie les oasis de l’esprit, où les pasteurs et les fidèles peuvent atteindre les sources de la miséricorde divine. Pour cela, dans la récente Constitution apostolique Vultum Dei quaerere , où je me suis tourné vers les religieuses, et par extension vers tous les moines: " Que la devise de la tradition bénédictine « ora et labora » soit pour vous encore et toujours valable, qu’elle vous enseigne à trouver un rapport équilibré entre la tension vers l’Absolu et l’engagement dans la responsabilité quotidienne, entre la quiétude de la contemplation et la diligence du service.» (n. 32).
Cherchant, avec la grâce de Dieu, à vivre la miséricorde dans vos communautés, vous proclamez la fraternité évangélique de tous vos monastères dispersés dans tous les coins de la planète; et vous le faites à travers le travail silencieux et éloquent pour mettre Dieu dans la vie absorbante et distraite du monde. Le silence qui vous observez et dont vous êtes les gardiens est un espace nécessaire " précédé d’un regard de foi qui accueille la présence de Dieu dans votre histoire personnelle, dans les frères et les soeurs que le Seigneur vous donne et dans les événements du monde contemporain. " ( ibid ., 33). Même si vous vivez en dehors du monde, votre clôture n’est pas stérile, en effet, elle est «une richesse et non un obstacle à la communion» ( ibid ., 31). Votre travail, en harmonie avec la prière, vous fait participer à l'œuvre créatrice de Dieu et " vous rend solidaires des pauvres qui ne peuvent vivre sans travailler» ( ibid. , 32). Avec votre hospitalité, vous pouvez rencontrer les coeurs les plus meurtris et éloignés, de ceux qui sont dans un état de grave pauvreté humaine et spirituelle. Votre engagement à la formation et l'éducation des jeunes, également, est très apprécié et hautement qualifié. Les élèves de vos écoles, à travers l'étude et votre témoignage de vie, peuvent devenir aussi ces experts d’humanité que promeut la Règle bénédictine. Et votre vie contemplative est aussi un canal privilégié pour nourrir la communion avec les frères des Églises orientales.
L'occasion du Congrès international renforce votre fédération, de sorte que de plus en plus à la fois au service de la communion et la coopération entre les monastères. Ne vous laissez pas décourager si les membres des communautés monastiques diminuent en nombre ou prennent de l'âge; au contraire, gardez le zèle de votre témoignage, même dans les pays plus difficiles aujourd'hui, avec fidélité au charisme et le courage de commencer de nouvelles comunautés. Votre service à l'Eglise est très précieux. Notre époque a aussi besoin d’hommes et les femmes qui ne préfèrent rien à l'amour du Christ (cf. Règle de saint Benoît, 4,21; 72,11), qui se nourrissent sur une base quotidienne de la Parole de Dieu, qui célèbrent dignement la sainte liturgie, travaillent joyeusement et oeuvrent en harmonie avec la création.
Chers frères et sœurs, je vous remercie de votre visite. Je vous bénis et je vous accompagne de ma prière; et vous aussi, s'il vous plaît priez pour moi, j’en ai besoin. Merci.
dimanche 4 septembre 2016
Sainte Mère Teresa de Calcutta
MESSE DE CANONISATION DE LA BIENHEUREUSE
MÈRE TERESA DE CALCUTTA
JUBILÉ DES OPÉRATEURS ET DES VOLONTAIRES DE LA MISÉRICORDE
HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE
Place Saint-Pierre
Dimanche, 4 septembre 2016
« Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13).
Cette interrogation du livre de la Sagesse, que nous avons écoutée dans la première lecture, nous présente notre vie comme un mystère, dont la clef d’interprétation n’est pas en notre possession. Les protagonistes de l’histoire sont toujours deux : Dieu d’une part et les hommes de l’autre. Nous avons la tâche de percevoir l’appel de Dieu et, ensuite, d’accueillir sa volonté. Mais pour l’accueillir sans hésitation, demandons-nous : quelle est la volonté de Dieu ?
mercredi 31 août 2016
Les pèlerins et le développement humain intégral
LETTRE APOSTOLIQUE
EN FORME DE « MOTU PROPRIO »
EN FORME DE « MOTU PROPRIO »
DU SOUVERAIN PONTIFE
FRANÇOIS
FRANÇOIS
par laquelle est institué
le Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral
Dans tout son être et par tout son agir, l’Église est appelée à promouvoir le développement intégral de l’homme à la lumière de l’Évangile. Ce développement se réalise à travers le soin que l’on porte aux biens incommensurables de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création. Le Successeur de l’Apôtre Pierre, dans son action en faveur de l’affirmation de ces valeurs, adapte continuellement les organismes qui collaborent avec lui, afin qu’ils puissent mieux correspondre aux exigences des hommes et des femmes que ces organismes sont appelés à servir.
Par conséquent, dans le but de mettre en œuvre la sollicitude du Saint-Siège dans les domaines sus mentionnés, et aussi dans les domaines qui touchent la santé et les œuvres de charité, j’institue le Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral. Ce Dicastère sera particulièrement compétent pour les questions qui concernent les migrations, les personnes dans le besoin, les malades et les exclus, les personnes marginalisées et les victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles, les détenus, les chômeurs et les victimes de toute forme d’esclavage et de torture.
Dans le nouveau Dicastère, régi par les Statuts que j’approuve en ce jour ad experimentum, seront regroupées, à partir du 1er janvier 2017, les compétences des Conseils pontificaux actuels suivants : le Conseil Pontifical Justice et Paix, le Conseil Pontifical Cor Unum, le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement, et le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de Santé. A la date sus indiquée, ces quatre Dicastères cesseront leurs fonctions et seront supprimés, et les articles 142 à 153 de la Constitution ApostoliquePastor Bonus seront abrogés.
J’ordonne que tout ce qui a été décidé par cette présente Lettre Apostolique sous forme de Motu proprio, ait pleine et stable valeur, nonobstant toute chose contraire même digne de mention particulière, et soit promulgué par publication dans l’Osservatore Romano, et publié dans les Acta Apostolicae Sedis, entrant en vigueur le 1er janvier 2017.
Donné à Rome près de Saint-Pierre, le 17 août de l’année 2016, Jubilé de la Miséricode, quatrième de mon Pontificat.
François
dimanche 21 août 2016
Angélus du Pape : La porte étroite toujours ouverte
Paroles du pape avant l’angélus
Chers frères et sœurs, bonjour !
L’Evangile du jour nous exhorte à méditer sur le thème du salut. L’évangéliste Luc raconte que Jésus est en voyage vers Jérusalem et durant le parcours il est approché par quelqu’un qui lui demande : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » (Lc 13,23). Jésus ne donne pas une réponse directe, mais déplace le débat sur un autre niveau, avec un langage suggestif, qu’au début les disciples ne comprennent peut-être pas : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas. » (v.24). Avec l’image de la porte, Il veut faire comprendre à ses auditeurs qu’il n’est pas question de chiffre – combien seront sauvés –, il n’importe pas de savoir combien, mais il est important que tous sachent quel est le chemin qui conduit au salut : la porte.
Traduction complète sur Zénit
Chers frères et sœurs, bonjour !
L’Evangile du jour nous exhorte à méditer sur le thème du salut. L’évangéliste Luc raconte que Jésus est en voyage vers Jérusalem et durant le parcours il est approché par quelqu’un qui lui demande : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » (Lc 13,23). Jésus ne donne pas une réponse directe, mais déplace le débat sur un autre niveau, avec un langage suggestif, qu’au début les disciples ne comprennent peut-être pas : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas. » (v.24). Avec l’image de la porte, Il veut faire comprendre à ses auditeurs qu’il n’est pas question de chiffre – combien seront sauvés –, il n’importe pas de savoir combien, mais il est important que tous sachent quel est le chemin qui conduit au salut : la porte.
Traduction complète sur Zénit
vendredi 12 août 2016
"Les œuvres de miséricorde à travers mes mains"
Audience de Mercredi
"Aujourd’hui encore l’Église reconnaît qu’elle est visitée par Dieu. C’est pourquoi, en nous approchant de la Porte de la miséricorde, chacun sait qu’il s’approche de la porte du cœur miséricordieux de Jésus : c’est lui, en effet, la vraie Porte qui conduit au salut et qui nous rend à une vie nouvelle. La miséricorde, en Jésus comme en nous-mêmes, est un chemin qui part du cœur pour arriver aux mains. Qu’est-ce que cela signifie ? Jésus te regarde, te guérit avec sa miséricorde et te dit : « Lève-toi ! » et ton cœur est neuf. Que signifie effectuer un chemin du cœur aux mains ? Cela signifie qu’avec un cœur nouveau, le cœur guéri par Jésus, je peux accomplir les œuvres de miséricorde à travers mes mains, en cherchant à aider, à soigner tous ceux qui en ont besoin. La miséricorde est un chemin qui part du cœur et arrive aux mains, c’est-à-dire aux œuvres de miséricorde."
https://fr.zenit.org/articles/jubile-la-porte-sainte-rencontre-entre-la-douleur-de-lhumanite-et-la-compassion-de-dieu/
"Aujourd’hui encore l’Église reconnaît qu’elle est visitée par Dieu. C’est pourquoi, en nous approchant de la Porte de la miséricorde, chacun sait qu’il s’approche de la porte du cœur miséricordieux de Jésus : c’est lui, en effet, la vraie Porte qui conduit au salut et qui nous rend à une vie nouvelle. La miséricorde, en Jésus comme en nous-mêmes, est un chemin qui part du cœur pour arriver aux mains. Qu’est-ce que cela signifie ? Jésus te regarde, te guérit avec sa miséricorde et te dit : « Lève-toi ! » et ton cœur est neuf. Que signifie effectuer un chemin du cœur aux mains ? Cela signifie qu’avec un cœur nouveau, le cœur guéri par Jésus, je peux accomplir les œuvres de miséricorde à travers mes mains, en cherchant à aider, à soigner tous ceux qui en ont besoin. La miséricorde est un chemin qui part du cœur et arrive aux mains, c’est-à-dire aux œuvres de miséricorde."
https://fr.zenit.org/articles/jubile-la-porte-sainte-rencontre-entre-la-douleur-de-lhumanite-et-la-compassion-de-dieu/
jeudi 28 juillet 2016
HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE à Częstochowa
(27-31 JUILLET 2016)
MESSE À L'OCCASION DU 1050e ANNIVERSAIRE DU BAPTÊME DE LA POLOGNE
HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE
Sanctuaire - Częstochowa
Jeudi 28 juillet 2016
L’apôtre Paul nous parle du grand dessein de Dieu : « Lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4). Toutefois, l’histoire nous dit que lorsqu’est venue cette ‘‘plénitude des temps’’, c’est-à-dire lorsque Dieu s’est fait homme, l’humanité n’était pas particulièrement bien disposée et il n’y avait même pas une période de stabilité et de paix : il n’y avait pas un ‘‘âge d’or’’. La scène de ce monde ne méritait donc pas la venue de Dieu, tout au contraire, « les siens ne l’ont pas reçu » (Jn 1, 11). La plénitude des temps a été alors un don de grâce : Dieu a rempli notre temps de l’abondance de sa miséricorde ; par pur amour,– par pur amour ! – il a inauguré la plénitude des temps.
dimanche 24 juillet 2016
ANGELUS du 24 Juillet
ANGELUS
Traduction personnelle de travail
Place Saint Pierre
Dimanche, 24 Juillet, 2016
Chers frères et sœurs, bonjour!
L'Evangile de ce dimanche (Lc 11,1-13) s’ouvre avec la scène de Jésus qui prie seul, à l'écart; quand elle se termine, les disciples lui demandèrent: «Seigneur, apprends-nous à prier» (v. 1); et Il leur répondit : «Quand vous priez, dites:« Père ... » (v 2.). Ce mot est le «secret» de la prière de Jésus, c’est la clé qu'il nous donne pour que nous puissions entrer dans cette relation de dialogue confidentiel avec le Père qui a accompagné et soutenu toute sa vie.
mercredi 20 juillet 2016
JMJ 2016
Chers frères et soeurs,
Elle est désormais proche la trente-et-unième Journée mondiale de la Jeunesse, qui m’appelle à rencontrer les jeunes du monde, convoqués à Cracovie, et m’offre aussi l’heureuse occasion de rencontrer la chère nation polonaise. Tout sera sous le signe de la Miséricorde, en cette Année jubilaire, et dans la mémoire reconnaissante et fidèle de saint Jean-Paul II, qui a été l’artisan des Journées mondiales de la Jeunesse et a été le guide du peuple polonais sur son récent chemin historique vers la liberté.
Chers jeunes polonais, je sais que depuis longtemps vous avez préparé, surtout par la prière, la grande rencontre de Cracovie. Je vous remercie de grand coeur pour tout ce que vous faites, et pour l’amour avec lequel vous le faites ; d’avance, je vous embrasse et je vous bénis.
Chers jeunes de toutes les parties de l’Europe, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Océanie ! Je bénis aussi vos pays, vos désirs et vos pas vers Cracovie, afin qu’ils soient un pèlerinage de foi et de fraternité. Que le Seigneur Jésus vous accorde la grâce de faire en vous-mêmes l’expérience de sa parole : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7).
J’ai un grand désir de vous rencontrer, pour offrir au monde un nouveau signe d’harmonie, une mosaïque de visages divers, de tant de races, langues, peuples et cultures, mais tous unis dans le nom de Jésus, qui est le Visage de la Miséricorde.
Et maintenant je m’adresse à vous, chers fils et filles de la nation polonaise ! Je sens que c’est un grand don du Seigneur que celui de venir parmi vous, parce que vous êtes un peuple qui dans son histoire, a traversé tant d’épreuves, certaines très dures, et qui est allé de l’avant avec la force de la foi, soutenu par la main maternelle de la Vierge Marie. Je suis certain que le pèlerinage au sanctuaire de Częstochowa sera pour moi une immersion dans cette foi éprouvée, qui me fera beaucoup de bien. Je vous remercie de vos prières avec lesquelles vous préparez ma visite. Je remercie les Évêques et les prêtres, les religieux et les religieuses, les fidèles laïcs, spécialement les familles, auxquelles j’apporte en pensée l’Exhortation apostolique post synodale Amoris laetitia. La “santé” morale et spirituelle d’une nation se voit dans ses familles : pour cela, saint Jean-Paul II avait tant à coeur les fiancés, les jeunes époux et les familles. Continuez sur cette route !
Chers frères et soeurs, je vous envoie ce message comme gage de mon affection. Restons unis dans la prière. Et à bientôt en Pologne !
© Librairie éditrice du Vatican
dimanche 17 juillet 2016
Angélus 17 juillet
PAPE FRANCOIS
ANGELUS
Traduction privée et de travail.
Place Saint Pierre
Dimanche, 17 Juillet, 2016
Chers frères et sœurs, bonjour!
Dans l'Evangile d'aujourd'hui, l'évangéliste Luc nous parle de Jésus, alors qu'il se rendait à Jérusalem, entre dans un village et est accueilli dans la maison de deux sœurs, Marthe et Marie (cf. Lc 10,38-42). Toutes deux offrent l'hospitalité au Seigneur, mais elles le font de différentes manières. Marie s’assied aux pieds de Jésus et écoute sa parole, au contraire, Marthe est totalement prise par toutes les choses à préparer (cf. v. 39); et à un moment, elle dit à Jésus: «Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse seule pour faire le service? Dis-lui de m’aider »(v. 40). Et Jésus répondit: «Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses, mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée » (vv. 41-42).
Dans son affairement et ses occupations, Marthe risque d'oublier - et cela est le problème - la chose la plus importante, qui est la présence de l'hôte, qui était Jésus dans ce cas. On oublie la présence de l'hôte. Et l’hôte ne doit pas tout simplement être servi, nourri, bénéficier de toutes sortes de services. Surtout, il doit être écouté. Gardez ce mot: écoutez! L’hôte doit être accueilli comme personne, avec son histoire, son cœur plein de sentiments, de pensées, de sorte qu'il puisse se sentir vraiment à la maison. Mais si vous accueillez un invité dans votre maison et vous continuez à faire les choses, si vous le faites asseoir là, lui et vous, restant silencieux, comme s’il était une pierre: l’hôte de pierre *. Non. L'hôte doit être écouté. Bien sûr, la réponse donnée par Jésus à Marthe - quand il dit qu'il n'y a qu'une seule chose nécessaire - prend tout son sens en référence à l'écoute de la parole de Jésus lui-même. Cette parole illumine et soutient tout ce que nous sommes, tout ce que nous faisons. Si nous allons prier - par exemple - devant le crucifix, et que nous parlons, parlons, parlons, et puis que nous nous en allons, nous n'écoutons pas Jésus! Nous ne le laissons pas parler lui, à nos cœurs. Écouter : ceci est le mot clé. Ne pas oublier!
Et il ne faut pas oublier que, dans la maison de Marthe et Marie, Jésus, avant d'être Seigneur et Maître, est un pèlerin et un hôte. Donc, sa réponse a cela de premier et de plus immédiatement significatif : «Marthe, Marthe, parce que tu as tellement de choses à faire pour ton hôte qu’à la fin tu oublies sa présence? – Un hôte de pierre! - Pour l'accueillir beaucoup de choses ne sont pas nécessaires; en effet, une seule chose est nécessaire : écouter - c'est le mot: écouter -, lui montrer une attitude fraternelle, de manière à ce qu’il ait le sentiment d’être en famille, et non pas dans un abri temporaire ».
Ainsi comprise, l'hospitalité, qui est une des œuvres de miséricorde, apparaît vraiment comme une vertu humaine et chrétienne, une vertu qui dans le monde d'aujourd'hui est susceptible d'être négligée. En effet, on multiplie les maisons de retraite et les hospices, mais il ne se pratique pas toujours dans ces milieux une véritable hospitalité. On crée de nombreuses institutions qui fournissent une assistance lorsque surviennent de nombreuses formes de maladie, de solitude, de marginalisation, mais diminuent les chances pour ceux qui sont étrangers, marginalisés, exclus de trouver quelqu'un prêt à l'écouter: parce qu'il est étranger, réfugiés, migrants. Il faut écouter son histoire, son histoire douloureuse.
Même à la maison, parmi les membres de la famille, il peut arriver de trouver plus facilement des services et des soins de différentes sortes que de l’écoute et de l’accueil.
Aujourd'hui, nous sommes tellement pris avec frénésie, par tant de problèmes - dont certains ne sont pas importants - que nous manquons de la capacité d'écoute. Nous sommes constamment occupés et nous n’avons donc pas le temps d'écouter. Et je voudrais vous demander à vous, vous faire demande, à laquelle chacun répond dans son propre cœur: toi, mari, as-tu le temps d'écouter ta femme? Et toi, femme, as-tu le temps d'écouter ton mari? Vous les parents, avez-vous le temps, du temps à «perdre», pour écouter vos enfants? ou vos grands-parents, les personnes âgées? – « Mais mes grands-parents disent toujours les mêmes choses, ils sont ennuyeux ...» - Mais ils ont besoin d'être entendus! Écouter. Je vous demande d'apprendre à écouter et à consacrer plus de temps à écouter. La capacité d'écouter est la racine de la paix.
Que la Vierge Marie, la Mère de l’écoute et du service attentionné, nous enseigne à être accueillants et hospitalier envers nos frères et sœurs.
Après l'Angélus:
Chers frères et sœurs,
Elle est vive dans nos coeurs la douleur du massacre qui, jeudi soir à Nice, a fauché tant de vies innocentes, même tant d'enfants. Je suis proche de chaque famille et de toute la nation française en deuil. Que Dieu, Père bon, accueille toutes les victimes dans sa paix, soutienne les blessés et réconforte les familles; Qu’il fasse disparaître tous les projets de terreur et de mort, afin qu'aucun homme ne puisse plus verser le sang de son frère. Une accolade paternelle et fraternelle à tous les habitants de Nice et à toute la nation française. Et maintenant, tous ensemble, prions en pensant à ce massacre, aux victimes, aux familles. Prions d’abord en silence ...
Ave Maria ...
Je vous salue avec affection, vous tous, les fidèles de Rome et de différents pays. En particulier, d'Irlande, je salue les pèlerins des diocèses d'Armagh et de Derry, et les candidats au diaconat permanent du diocèse d’Elphin, avec leurs épouses.
Je salue le Recteur et les étudiants de la deuxième année du Séminaire Pontifical de Théologie "San Pio X" de Calabre ; les jeunes de Spinadesco (diocèse de Crémone); les jeunes de la Communauté Pastorale des Saints-Apôtres à Milan; les servants de messe de Postioma et Porcellengo (diocèse de Trévise). Et je vois de courageux frères chinois: un grand bonjour à vous, les chinois!
Je vous souhaite à tous un bon dimanche. S'il vous plaît n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir.
dimanche 19 juin 2016
Angélus
PAPE
FRANÇOIS
ANGELUS
Place
Saint Pierre
Dimanche, 19 Juin, 2016
Chers frères et sœurs, bonjour!
Le passage de l'Evangile de ce dimanche (Lc 9,18 à 24) nous
appelle encore une fois de plus à nous confronter, pour ainsi dire, «face à
face» avec Jésus. Dans un des rares moments de tranquillité durant lequel il
est seul avec ses disciples Il leur demande: «Les foules, qui disent-elles que
je suis?» (v 18). Et ils répondirent : «Jean-Baptiste; d’autres disent
Élie; d'autres l'un des anciens prophètes qui est ressuscité. »(v. 19). Les gens avaient de l’estime pour Jésus et le considéraient comme un grand
prophète, mais ils n’étaient pas encore conscients de sa véritable identité à
savoir qu'il était le Messie, le Fils de Dieu envoyé par le Père pour le salut
de tous.
samedi 18 juin 2016
Mater Misericordiae
Pour notre méditation de ce matin, l'homélie du Saint-Père pour l'ouverture de la Porte Sainte à Sainte-Marie-Majeure.
Homélie du pape François
Salve, Mater misericordiae!
C’est avec ce salut que nous voulons nous tourner vers la Vierge Marie dans la Basilique romaine qui lui est dédiée avec le titre de Mère de Dieu. C’est le début d’une hymne antique, que nous chanterons à la fin de cette Eucharistie, remontant à un auteur inconnu et arrivé jusqu’à nous comme une prière qui jaillit spontanément du cœur des croyants: “Salut, Mère de miséricorde, Mère de Dieu et Mère du pardon, Mère de l’espérance et Mère de la grâce, Mère remplie d’une sainte joie”. Dans ces quelques paroles se trouve la synthèse de la foi de générations de personnes qui, gardant leurs yeux fixés sur l’icône de la Vierge, lui demandent l’intercession et la consolation.




