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jeudi 25 février 2021

C'est le Carême

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Notes pour la 1ère semaine de Carême

"Combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !." Le Père nous exauce et répond à cette prière. La liturgie nous a déjà offert le Notre Père dans l’Évangile de mardi. La conversion nous y sommes particulièrement invités par le Seigneur lorsqu’il nous propose la fameuse règle d’or : « Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux aussi. »  La reine Esther dans la première lecture nous a donné un bel exemple de jeûne et de prière pour sauver son Peuple.

Notre premier réflexe en pensant au carême est de nous dire pourquoi encore le carême, est-ce que ce n’est pas déjà assez difficile comme ça après une année pareille. Pour nous, c’est un temps où l’on se rapproche de Dieu. C’est le moment de faire une halte dans notre vie pour le rencontrer.

Le mot de carême vient du latin quadragesima (dies) : quarantième (jour). En ancien français, on écrivait quaresme. On devrait même plutôt dire : la carême, comme en italien et en espagnol. Il est vrai qu’on préfère le mettre au masculin, même le Covid en dépit des efforts de l’académie a de la peine à passer au féminin. Autrefois, on employait aussi le terme de sainte quarantaine pour désigner le carême. Pour les maladies, ne parle-t-on pas de mise en quarantaine.

Quarante est un chiffre qui revient fréquemment dans la Bible, plus de 90 fois. On nous dit que c’est le nombre le plus utilisé dans la Bible, c’est le nombre de la foi : c’est le temps de l’épreuve, le temps qu’il faut pour approcher Dieu, se convertir et faire appel à sa miséricorde. Il fait référence aux 40 ans que le peuple hébreu a passé dans le désert mais aussi 40 jours que Jésus a passé dans ce même désert. Aux 40 jours et quarante nuits que Noé passe dans son arche. Nous avons aussi entendu la prophétie de Jonas. « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »

Pour nous, c’est donc un temps d’approfondissement du sens de notre baptême et de notre vie avec le Seigneur. On se retrouve avec soi-même mais en portant les autres dans son cœur et pas seulement avec de bonnes intentions. Notre conversion peut prendre diverses formes. Par exemple, Mgr Gmür vient de nous commenter la tenture de l’action de carême de cette année en disant que l’artiste a tissé les contours d’un pied cassé avec des éléments végétaux pour créer un tableau qui nous amène à méditer sur la question de la justice et sur la façon dont nous pouvons vivre ensemble, réconciliés avec nos semblables et avec la nature. Délicate et très curieuse illustration à commenter et à apprécier, mais personne n'est dispensé de méditer sur la justice, le vivre ensemble avec nos frères et notre monde.

Pour nous aider nous avons aussi le message du pape pour ce Carême : C’est un temps pour renouveler notre foi, notre espérance et notre charité. 1. La foi nous appelle à accueillir la Vérité et à en devenir des témoins, devant Dieu et devant tous nos frères et sœurs. 2. L’espérance, comme “eau vive” qui nous permet de continuer notre chemin 3. La charité, quand nous la vivons à la manière du Christ, dans l’attention et la compassion à l’égard de chacun, est la plus haute expression de notre foi et de notre espérance.

Chers frères et sœurs, chaque étape de la vie est un temps pour croire, espérer et aimer. Que cet appel à vivre le Carême comme un chemin de conversion, de prière et de partage, nous aide à revisiter, dans notre mémoire communautaire et personnelle, la foi qui vient du Christ vivant, l’espérance qui est dans le souffle de l’Esprit et l’amour dont la source inépuisable est le cœur miséricordieux du Père.

Que Marie, Mère du Sauveur, fidèle au pied de la croix et au cœur de l’Eglise, nous soutienne par sa présence prévenante et que la bénédiction du Ressuscité nous accompagne dans ce chemin vers la lumière de Pâques. 

Salut, Reine des cieux,

salut, Reine des anges,

salut, tige féconde, salut, porte du ciel !

Par toi la lumière s'est levée sur le monde.

Réjouis-toi, Vierge glorieuse,

belle entre toutes les femmes !

Salut, splendeur radieuse :

implore le Christ pour nous.

dimanche 14 février 2021

Quel témoignage? Et à qui?

Cathédrale de Monreale Sicile

 14 février 2021 -  dimanche, 6ème Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Lectures de la messe
Première lecture Le lépreux habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp » Lv 13, 1-2.45-46
Psaume Tu es un refuge pour moi ;
de chants de délivrance, tu m’as entouré.
31 (32), 1-2, 5ab, 5...
Deuxième lecture « Imitez-moi, comme moi aussi j’imite le Christ » 1 Co 10, 31 – 11, 1
Évangile « La lèpre le quitta et il fut purifié » Mc 1, 40-45 

 

Chers Frères et Sœurs,

 Est-il encore nécessaire de revenir à la signification de ce qu’était la lèpre autrefois ? Le livre du lévitique nous décrit la procédure appliquée pour constater la présence de cette maladie qui aujourd’hui pourrait être éradiquée si les nations voulaient bien apporter une contribution suffisante pour y parvenir. La fébrilité qui s’est emparée de nous pour éliminer une maladie qui nous touche de près peut nous poser bon nombre de questions. La lèpre avait pour conséquence de mettre la personne qui en était touchée dans une catégorie à part, elle ne pouvait plus participer à la prière commune. On appelait aussi de ce nom des taches qui apparaissaient sur les murs des maisons, dus à la moisissure ou à quelques champignons.

Le Seigneur a été ému, littéralement dans le grec, pris aux entrailles, nous aimons dire parfois pris aux tripes. Il a été pris de compassion. Qui a vu des photos de lépreux sait de quoi il en retourne. L’autre jour, j’ai vu dans cet ordre, des photos de personnes touchées par les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, le visage rongé et détruit par les radiations. Malheur à ceux qui déclenchent des guerres et n’ont pas compassion de leurs frères malades.

Il est question dans nos lectures d’aujourd’hui, de maladie, de compassion, de guérison, de purification et de témoignage. Il y a maladie de la chair, maladie de l’esprit, maladie de l’âme et ce fameux témoignage.

Le carême approchant, nous allons pouvoir nous pencher sur le sujet de notre rapport avec Dieu, de notre péché, de la prise que nous donnons au mal sur nous et en nous et de notre purification. Comment approcher du Seigneur, retrouver l’unité avec lui, avec nos frères et en nous-mêmes ? Le message du Pape pour le carême nous aidera certainement dans notre réflexion, vous avez tous appris à utiliser internet maintenant, chacun peut se le procurer. Il est intitulé : « Voici que nous montons à Jérusalem… » (Mt 20, 18) Le Carême : un temps pour renouveler notre foi, notre espérance et notre charité. Le sacrement de réconciliation a son importance, dans ce processus. Vous me permettez une anecdote, j’avais été surpris, voici bien des années qu’au moyen-âge dans les léproseries, il existait une possibilité d’entendre les confessions des lépreux, sans trop les approcher. On nous l’avait expliqué, je ne sais plus dans quel monument historique. Le prêtre et le lépreux se trouvaient aux deux extrémités d’une grande salle et ils parvenaient à communiquer sans trop élever la voix, parce que le son courait le long de la paroi et du plafond, par un effet d’acoustique. C’est certainement vrai, mais je n’ai pas vérifié. Quoi qu’il en soit, si aujourd’hui ce n’est pas applicable avec le téléphone ou d’autres moyens, il sera toujours possible de contacter un prêtre.

Le Seigneur guérit donc ce lépreux qui s’est mis à genoux devant lui pour le supplier. Ce n’est pas un geste d’adoration, fait remarquer l’ancien pape Benoît, un autre mot serait utilisé. Jésus lui donne une curieuse mission, celle d’aller se montrer aux prêtres à Jérusalem et donner ce qui est prescrit par Moïse. Pourtant, répondant à sa demande, il lui a dit, non pas sois guéri mais : « Je le veux, sois purifié. » La liste de ce que doit offrir le lépreux se trouve au chapitre 14 du lévitique, elle est si longue, qu’il y a une option pour les pauvres, l’offrande se limitant alors, à un agneau, deux tourterelles, de l’huile et du pain. Jésus lui demande de porter un témoignage à ces prêtres, ce qui paraît être un élément clef, de notre évangile. Quelle utilité en effet, s’il a été purifié gratuitement ?

Quelle aurait été la réaction des prêtres ? Ils auraient certainement demandé : « Mais qui est celui-ci purifie ? ». De qui détient-il ce pouvoir ? Notre lépreux n’accomplit pas le geste demandé, il ne monte pas à Jérusalem. Mais il va partout annoncer ce que Jésus a fait pour lui, il ne remplit pas sa mission. Dans ma prime jeunesse, lorsqu’on m’avait fait intégrer le collège des Missions au Bouveret, en valais, j’avais du entendre et apprendre de nouveaux mots issus du répertoire valaisan. A un de mes jeunes compagnons qui parlait beaucoup à tort et à travers, on avait dit : « Voilà la pipelette de … ». Un terme à intégrer à mon répertoire… Notre lépreux fait en quelque sorte la pipelette. Il n’écoute pas ce que le Seigneur lui dit et témoigne à tort et à travers.

Le témoignage de cet homme aurait-il aidé ces prêtres à connaître le message de Jésus ? Les Actes des Apôtres disent qu’un certain nombre étaient devenus ses disciples après la résurrection. Beaucoup n’ont cependant pas reconnu l’agneau de Dieu à la Passion. Un témoignage imposé n’est pas nécessairement reçu, qui a des doutes à ce sujet ? Un martyr est un témoin. Les Écritures rendent témoignage à Jésus, mais des témoins vivants sont nécessaires et voulus du Seigneur pour le porter. Il laisse à ceux qui le reçoivent la faculté de faire leur chemin. Pourquoi ne pas mentionner l’exemple de Maurice Zundel que vous connaissez certainement. Nos sœurs carmélites se rappellent qu’il s’était beaucoup occupé de religieuses et de pensionnats, aussi du carmel de Matarieh en Egypte. Une de ses biographies mentionne qu’il écoutait beaucoup ceux et celles dont il s’occupait, en les accompagnant sur leur chemin de rencontre avec le Christ, mais il n’était pas du genre à forcer les portes. Notre témoignage par notre vie d’abord et par notre parole, n’en demeure pas moins fondamental. Nous ne sommes pas des fidèles d’une religion d’un livre, mais bien des témoins du ressuscité. Comme et à cause de lui nous sommes tenus de respecter la liberté de ceux auxquels nous sommes envoyés.

Nous allons terminer ce partage avec une citation de l’abbé Zundel : « Dieu ne peut régner en nous sans nous, car Dieu est Amour, et l’Amour ne peut être reçu que par l’Amour. La vie n’a d’autre objet que de faire mûrir le consentement qui consommera notre union avec Dieu (Vol. II, p. 252. »

Que Marie, sacrement de la tendresse de Dieu pour nous et nos frères, nous accompagne sur le chemin de notre témoignage. Amen.

dimanche 31 janvier 2021

"Tu es le Saint de Dieu!" Qui le dit : l'esprit mauvais ou Pierre?

 

Le Bon Pasteur
(chaire de l'église de Tavannes)

 31 janvier 2021

Dimanche, 4ème Semaine du Temps Ordinaire — Année B
Lectures de la messe
Première lecture « Je ferai se lever un prophète ; je mettrai dans sa bouche mes parole... Dt 18, 15-20
Psaume Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. 94 (95), 1-2, 6-7abc...
Deuxième lecture La femme qui reste vierge a le souci des affaires du Seigneur, afin d’... 1 Co 7, 32-35
Évangile « Il enseignait en homme qui a autorité » Mc 1, 21-28

 

Chers Frères et Sœurs,

Nous sommes au début du ministère de Jésus, il s’est fait baptiser par Jean et s’est  retiré au désert, saint Marc est concis sur ce sujet. Après avoir appris que Jean-Baptiste a été emprisonné, il remonte vers Capharnaüm et appelle les 4 premiers disciples : André et Simon, Jacques et Jean. Sa première action est d’entrer dans la Synagogue de Capharnaüm pour y prêcher. Le signe est très fort. Son enseignement impressionne ceux qui l’entendent, nous dit l’Évangile, parce qu’il parle avec autorité. Il n’invoque pas des autorités ou un maître Rabbinique, ni Hillel, ni Shammaï, ni non plus nos professeurs de Fribourg, Strasbourg, Paris ou Rome. Avant même la guérison de la belle-mère de Pierre, Marc paraît insister sur le fait que le premier signe accompli par Jésus est de chasser un esprit impur et de le faire taire. Il lui impose le silence. Plus de voix, plus de micro, plus de sono… à ce perturbateur, à celui qui a dit : « Je ne servirai pas. » Il disait par la bouche de ce pauvre homme : « Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

Que voulait faire cet esprit ?

Son but est de révéler le nom de Jésus et sa vraie identité avant que le moment ne soit venu. Il veut jeter le trouble dans les esprits et dans les cœurs, en tablant sur l’image du Messie qui habite les gens, mais aussi ses premiers Apôtres. Cette attente et cette image est celle d’un Messie politique. Jésus a un tout autre message à délivrer que celui-là. Il veut que ce soit une révélation progressive en correspondance avec la mission que son Père lui a donnée. Cette hâte se reproduira par exemple avec un lépreux. A de nombreuses reprises, on lui posera des questions sur son identité, les pharisiens et les scribes l’avaient déjà fait à plusieurs reprises avec Jean-Baptiste. L’intention de l’esprit impur est mauvaise, même s’il prononce le nom de Dieu. Il est contraint de reconnaître celui qui est devant lui et doit lui obéir contre sa volonté. « Tu es le Saint de Dieu », qu’est-ce que ça veut dire ? Pierre le redira plus tard, à un moment important : « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » (In 6,67s.) Ce sera après un long cheminement. Ce qu’il y a de très étonnant c’est que saint Jean fait prononcer ces paroles par Pierre dans la synagogue de Capharnaüm. Jésus vient de dire qu’il est le pain de vie. Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n’aurez pas en vous la vie. A ceux qui le font, il promet la vie éternelle. Ce n’est pas l’esprit impur qui s’en va alors, mais les gens qui le font. Tout le monde s’en va. Jésus demande alors à ses disciples s’ils veulent partir eux aussi. C’est la foi qui retient Pierre.

Nous pouvons nous poser également une autre question, le Saint de Dieu, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Vous me permettrez de laisser l’ancien pape Benoît nous répondre. Sainteté est le terme utilisé pour désigner la façon particulière de Dieu d'être, c’est l'être divin comme tel. Ainsi la parole « sanctifier, consacrer » (saint = qados dans la Bible hébraïque) signifie le transfert d'une réalité - d'une personne ou d'une chose - dans la propriété de Dieu, spécialement sa destination au culte. Cela peut être, d'une part, la consécration pour le sacrifice (cf. Ex 13,2; Dt 15,19); d'autre part, cela peut signifier la consécration au sacerdoce (cf. Ex 28,41) - la destination d'un homme à Dieu et au culte divin.

Il rapproche les mots saint et consacré, cela nous aide à comprendre aussi la présence des deux lectures précédentes et même le psaume qui nous indique comment devenir saints et consacrés à notre tour, « Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. » dit le refrain.

Le Seigneur avait dit à Moïse : « Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. » Saint, Moïse l’était devenu ayant vu le Seigneur. Nul ne pouvait depuis lors fixer son visage dit l’Écriture, il était un reflet de celui de Dieu.

Saint Paul dans la 2ème lecture, nous a donné une description de sa propre consécration et de celle qu’il souhaite pour tous ceux qui annoncent l’Évangile, la Bonne Nouvelle. C’est un modèle de la vie de religieux et religieuse, des consacrés. Ils auront leur fête le 2 février, le jour de celle de la présentation au Temple, la chandeleur, qui a ses traditions. Ayez une pensée pour eux.

Consécration va aussi avec séparation, une séparation de ce qu’on appelait le monde, c’est-à-dire une vie qui n’est pas encore celle d’un disciple du Christ qui doit passer par une migration. Elle suppose une conversion qui ne se fait pas en un jour.

Le Seigneur n’a pas invité tout le monde à le suivre de plus près, à la manière des religieux et en vivant comme lui et saint Paul. Cependant, par notre baptême, nous sommes chacun et chacune, consacrés, mis à part, appelés à devenir saints, capables de connaître Dieu, à migrer en Dieu. Nous sommes appelés à vivre en baptisés, dans notre état de vie. L’Évangile nous nous devons d’essayer d’abord de le vivre et de l’annoncer par notre vie avec l’aide de l’Esprit-Saint.

Le Seigneur a seul l’autorité suffisante pour chasser celui qui a obscurcit notre cœur. Il s’y prend parfois de manière forte et directe comme pour cet homme dans l’évangile ou saint Paul qui nous a donné un témoignage de sa propre consécration après sa conversion. Le Seigneur procède aussi et plus fréquemment de manière progressive, il connaît notre fragilité et ne veut pas que s’éteigne l’espérance en nous. Il suffit de voir la manière dont il s’est occupé des apôtres. Quelles chutes, quels relèvements et parfois quelles réprimandes ! Mais il est fidèle ! ce qu’il attend de nous c’est notre foi en Lui, comme pour Pierre : « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » (In 6,67s.) On ne peut que trop insister sur l’importance de la foi, pour grandir. Le Seigneur ne nous chasse pas, car nous sommes en croissance vers le Royaume, ce n’est pas le cas de l’esprit mauvais qui a déjà fait définitivement son choix.

Il nous reste encore un certain temps pour vivre cette possibilité de retraite spirituelle que nous offre la pandémie. C’est l’occasion pour nous de nous mettre à son écoute, peut-être de faire une relecture de notre vie à la lumière de ce qu’il nous a dit. Pourquoi ne pas nous mettre à l’école de Marie également : Salut, Étoile de la mer, ô très sainte mère de Dieu, toi qui es vierge à tout jamais, ô bienheureuse Porte du ciel.  Des coupables, brise les liens, donne aux aveugles la clarté, éloigne de nous tous les maux, demande pour nous toutes grâces.  Tu es Mère, montre-le nous ! Que celui qui pour nous est né en acceptant d'être ton Fils accueille par toi nos prières. Amen.