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mercredi 20 juin 2018

MIséricorde

Image Zénit

A la veille de la venue du pape François qui insiste tant sur la miséricorde, un très beau texte de son prédécesseur :

APPELÉS A LA COMMUNION - Comprendre l'Église aujourd'hui - Joseph, cardinal Ratzinger.


Il me semble que c'est là un élément d'une très grande importance. Au coeur même de cette nouvelle charge, qui enlève le pouvoir aux puissances de la destruction, il y a la grâce du pardon. C'est elle qui constitue l'Église. L'Eglise est fondée sur le pardon. Pierre lui-même en est l'exemple personnalisé : lui qui, après avoir trébuché, a reconnu sa faute et reçu le pardon, est habilité à détenir les clefs. L'Église est, par son essence, le lieu du pardon et le chaos en est banni. Elle est maintenue par le pardon, et Pierre en est l'image pour toujours : elle n'est pas une communauté de parfaits, mais une communauté de pécheurs qui ont besoin du pardon et qui le cherchent. Derrière le discours sur l'autorité suprême, la puissance de Dieu se révèle être miséricorde, et en tant que telle pierre angulaire de l'Église. Nous entendons en arrière-plan ces mots du Seigneur : « Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin, mais les malades : je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs» (Mc 2, 17).

L'Eglise ne peut naître que là où l'homme rejoint sa vérité, et cette vérité consiste précisément dans le fait qu'il a besoin de la grâce. Là où l'orgueil l'empêche d'accéder à cette connaissance, il ne trouve pas le chemin qui mène à Jésus. Les clefs du Royaume des cieux sont les paroles du pardon, que bien sûr aucun homme ne peut prononcer de lui-même, mais que seule la puissance de Dieu rend effectives. Nous sommes maintenant en mesure de comprendre également pourquoi cette péricope est suivie immédiatement d'une annonce de la Passion : par sa mort, Jésus a barré la porte à la mort, à la puissance des enfers, et ainsi il a expié toutes les fautes, de sorte que de cette mort sourd continuellement la force du pardon.

jeudi 1 septembre 2016

Sauvegarde de la création

PAPE FRANÇOIS

Message pour la deuxième Journée mondiale de prière
pour la sauvegarde de la création

1er septembre 2016



Usons de miséricorde envers notre maison commune



En union avec les frères et les sœurs orthodoxes, et avec l’adhésion d’autres Églises et Communautés chrétiennes, l’Église catholique célèbre aujourd’hui l’annuelle « Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création ». Cette occasion entend offrir « à chacun des croyants et aux communautés la précieuse opportunité de renouveler leur adhésion personnelle à leur vocation de gardiens de la création, en rendant grâce à Dieu pour l’œuvre merveilleuse qu’Il a confiée à nos soins et en invoquant son aide pour la protection de la création et sa miséricorde pour les péchés commis contre le monde dans lequel nous vivons ».[1]

dimanche 3 juillet 2016

Angélus du 3 juillet



Pape François - ANGELUS
Place Saint Pierre
Dimanche, 3 Juillet, 2016

Traduction privée et de travail

Chers frères et sœurs, bonjour!

Le passage de l'Evangile d'aujourd'hui, tiré du dixième chapitre de l'Évangile de Luc (vv. 1-12.17-20), nous aide à comprendre combien il est nécessaire d'invoquer Dieu, «Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.» (v. 2). Les «ouvriers» dont Jésus parle sont les missionnaires du Royaume de Dieu, que Lui-même a appelés et envoyés «deux par deux devant lui dans toutes les villes et lieux qu'il avait l'intention de visiter (v. 1). » Leur tâche est de proclamer un message de salut destiné à tous. Les missionnaires prêchent toujours un message de salut destiné à tous; non seulement les missionnaires qui partent, même nous, les missionnaires chrétiens qui disent une bonne parole pour le salut. Et ceci est le don que Jésus nous donne avec le Saint-Esprit. Cette annonce c’est de dire : « Le royaume de Dieu est proche de vous», parce que Jésus a " rapproché " Dieu de nous; (v. 9) Dieu est devenu l'un de nous; en Jésus, Dieu règne au milieu de nous, son amour miséricordieux est victorieux du péché et de la misère humaine.

dimanche 17 janvier 2016

Angélus : Cana


Pape François

Angelus

Place Saint-Pierre
Dimanche, 17 Janvier, 2016

Chers frères et sœurs, bonjour!

L'Evangile de ce dimanche présente l'événement miraculeux qui a eu lieu à Cana, un village de Galilée, au cours d’une fête accompagnant la célébration d’un mariage auquel participent également Marie et Jésus, avec ses premiers disciples (Jn 2,1-11). La Mère fait remarquer à son Fils que le vin est venu à manquer, et Jésus, après lui avoir fait remarquer que son heure n’est pas encore venue, répond cependant à sa demande et donne aux époux le meilleur vin de toute la fête. L'évangéliste note que "ce fut le début des signes accomplis par Jésus; il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui » (v. 11).

Les miracles,  sont donc des signes extraordinaires qui accompagnent la prédication de la Bonne Nouvelle, et sont destinés à susciter ou renforcer la foi en Jésus. Dans le miracle de Cana, nous pouvons voir un acte de bonté de la part de Jésus envers les jeunes mariés, un signe de la bénédiction de Dieu pour le mariage. L'amour entre l’homme et la femme est donc un bon moyen de vivre l'Evangile, pour aller avec joie sur le chemin de la sainteté.

Mais le miracle de Cana ne regarde  pas seulement les époux. Chaque personne humaine est appelée à rencontrer le Seigneur dans sa vie. La foi chrétienne est un don que nous recevons par le baptême et qui nous permet de rencontrer Dieu. La foi traverse des moments de joie et de tristesse, de lumière et les ténèbres, comme dans toute expérience authentique d’amour. L'histoire des noces de Cana nous invite à redécouvrir que Jésus ne vient à nous comme un juge prêt à condamner nos péchés, ni comme un commandant qui nous oblige à suivre aveuglément ses ordres; Il se manifeste comme Sauveur de l'humanité, comme un frère, comme notre frère aîné, le Fils du Père : il se présente comme celui qui répond aux attentes et aux promesses de joie qui habitent dans le cœur de chacun de nous.

Ensuite, nous pouvons nous demander : est-ce que je connais vraiment le Seigneur? Est-ce que je le sens proche de moi, de ma vie? Est-ce que je lui réponds sur la même longueur d'onde de l'amour sponsal du conjoint qu’il manifeste chaque jour à tout le monde, à chaque être humain? Il est temps de nous rendre compte que Jésus nous cherche et nous invite à lui faire de la place dans l’intimité de notre cœur. Et sur ce chemin de foi avec lui, nous ne sommes pas seuls: nous avons reçu le don du Sang du Christ. Les grandes jarres de pierre que Jésus fait remplir d'eau pour les transformer en vin (v. 7) sont un signe du passage de l'Ancienne à la Nouveau Alliance : à la place de l'eau utilisée pour le rituel de purification, nous avons reçu le Sang de Jésus, versé sacramentellement dans l'Eucharistie et de manière réelle à la Passion et sur la Croix. Les sacrements qui découlent du mystère pascal, instillent en nous la force surnaturelle et nous permettent de bénéficier de la miséricorde infinie de Dieu.

La Vierge Marie, modèle de méditation de la parole et des gestes du Seigneur, nous aide à redécouvrir la foi avec la beauté et la richesse de l'Eucharistie et des autres sacrements, qui rendent présent l'amour fidèle de Dieu pour nous. Ainsi, nous pourrons tomber amoureux de plus en plus du Seigneur Jésus, notre Epoux, et aller à sa rencontre avec les lampes allumées de notre foi joyeuse, devenant ainsi ses témoins dans le monde.

Après l'Angélus:

Chers frères et sœurs, aujourd'hui a lieu la Journée Mondiale des Migrants et des Réfugiés. Dans le contexte de l'Année Sainte de la Miséricorde, il est également célébré comme le Jubilé des Migrants. Je suis donc heureux de saluer avec grande affection les communautés ethniques ici présentes, vous tous, venant de diverses régions d'Italie, en particulier du Latium. Chers migrants et réfugiés, chacun de vous porte en lui une histoire, une culture, des valeurs précieuses; et souvent malheureusement des expériences de pauvreté, d'oppression et de peur. Votre présence sur cette place est un signe d'espérance en Dieu. Ne vous laissez pas voler l’espérance et la joie de vivre, résultant de l'expérience de la miséricorde divine, grâce aussi aux personnes qui vous accueillent et vous aident. Le passage de la Porte Sainte et la messe que bientôt vous allez vivre, remplira votre cœur de paix. Durant cette messe, je tiens à remercier - et vous remerciez aussi avec moi - les détenus de la prison d’Opera, pour le don des hosties qu’ils ont confectionnées, et qui seront utilisées pour cette célébration. Nous les saluons d'ici avec des applaudissements, tous ensembles ...

Je salue avec affection, vous tous, pèlerins venus d'Italie et d'autres pays: en particulier, l'association culturelle Napredak, Sarajevo; les étudiants espagnols de Badajoz et Palma de Majorque; et les jeunes d’Osteria Grande (Bologne).

Maintenant, je vous invite tous à vous tourner vers Dieu par une prière pour les victimes des attaques qui ont eu lieu ces derniers jours en Indonésie et au Burkina Faso. Que le Seigneur accueille les victimes dans sa maison, et   soutienne l'engagement de la communauté internationale pour construire la paix. Prions Notre-Dame: Je vous salue Marie, ...


Je vous souhaite à tous un bon dimanche. S'il vous plaît n’oubliez pas de prier pour moi. Bon appétit et au revoir!