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dimanche 25 janvier 2026

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière

 


25 janv. 2026

 dimanche, 3ème Semaine du Temps Ordinaire (semaine III du Psautier) — Année A

Lectures de la messe


« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. »

Chers Frères et Sœurs,

Nous avons eu cette semaine une illustration par la nature de ce que peut être une grande lumière : Elle peut inquiéter, surtout lorsqu’elle n’est pas prévisible. La lumière apportée par le Seigneur vient consoler, réconforter et rassurer. Il est là maintenant, il est avec nous. Il est l’Emmanuel, Dieu sauve, Dieu avec nous, lumière qui se révèle aux nations.

Le Seigneur commence de prêcher, mais il ne reste pas seul. Il a besoin de témoins et il appelle ses Apôtres, presque tout de suite, le long de son lac, le long de la mer de Galilée. Il veut en faire des pêcheurs d’hommes et opérer une pêche miraculeuse. Le Seigneur veut nous tirer sur la rive, vers la lumière, nous faire entrer dans son monde. Il vient donner sens à notre vie et nous procurer la joie sans fin. Mais il ne veut pas le faire seul. Il ne vient pas délivrer un discours qui doit être écrit une fois pour toutes et répétés sans fin. Il dépose sa parole dans le cœur de ses disciples et qui la transmettront à leur manière par l’Esprit. La parole de Dieu n’est pas un livre définitivement écrit et intangible, bien rangé dans sa bibliothèque. Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. Il est devenu une personne qui donne sa vie et répand son souffle de vie.  Il vient habiter en nous. « Tu as prodigué la joie, Seigneur, tu as fait grandir l’allégresse », et tu appelles encore. La parole est Esprit, et elle est Vie, elle vient transformer ceux qui l’entendent et l’accueillent, des personnes, en d’autres Christ. Elle n’est pas un écrit tout fait, ni un enregistrement, ni une intelligence artificielle. Elle passe par le cœur de l’homme pour être transmise à d’autres hommes, d’abord.

Dans son message pour la journée mondiales des communications, hier, le pape Léon écrivait que « Renoncer au processus créatif et à ses fonctions mentales et à son imagination au profit des machines, c’est enterrer les talents que nous avons acquis afin de grandir en tant qu’êtres humains par rapport à Dieu et aux autres. Cela signifie cacher notre visage et faire taire notre voix. »

Les machines sont capables d’analyser, de synthétiser et de manipuler. Mais le Seigneur et son Esprit sont venus pour s’adresser à des hommes et parler au cœur de l’homme. Il s’adresse à des libertés, il ne vient pas pour écraser, aligner et manipuler. Il vient pour aimer et apprendre à aimer, pour nous faire un jour entrer dans la lumière. Une machine peut imiter l’intelligence humaine, mais elle reste une machine. Elle n’a pas les promesses de la vie éternelle. Le Seigneur respecte notre dignité et notre liberté humaine, jusqu’à mourir. Il n’est pas un dictateur impitoyable. Il se fait homme lui-même.

En ce dimanche de la Parole de Dieu, nous pouvons être surpris en écoutant et en relisant les premières catéchèses du Pape Léon sur Dei Verbum, la Parole de Dieu au Concile Vatican II. Il ne donne pas un cours d’exégèse. Il nous explique que Dieu se révèle dans un dialogue d'alliance, dans lequel il s'adresse à nous comme à des amis : L'accomplissement de cette révélation se réalise dans une rencontre historique et personnelle où Dieu lui-même se donne à nous, se rendant présent. Nous nous découvrons reconnus dans notre vérité la plus profonde. Jésus nous révèle le Père en nous impliquant dans sa propre relation avec Lui. Nous ne sommes pas des ordinateurs en réseau dirigés par une super IA. Nous sommes des personnes, des enfants de Dieu, appelés à vivre avec lui et à voir Dieu.

Le but n’est pas non plus de créer des chapelles concurrentes détentrices de toute la connaissance et de la plénitude de la vérité. Nous ne sommes pas des partis.  « Moi, j’appartiens à Paul », ou bien : « Moi, j’appartiens à Apollos », ou bien : « Moi, j’appartiens à Pierre », ou bien : « Moi, j’appartiens au Christ ». A quel Christ d’ailleurs?

Saint Paul appelle à l’unité aujourd’hui. Il nous invite à délivrer la totalité du message du Seigneur, y compris celle qui nous dérange. Nous la reconnaissons parfois tout à coup dans une autre communion. Conserver la communion et la cohérence entre tous est ce qui est le plus difficile. La reconstituer ne l’est pas moins. Notre ancien évêque, le cardinal Koch a relevé que la Lettre aux Éphésiens choisie pour le thème de cette année est un choix hautement symbolique. C’est «un appel passionné de saint Paul à l'unité. Si l'on considère que Paul écrit cette lettre depuis sa prison, on comprend à quel point cette question lui tient à cœur. En prison, on ne s'occupe pas de banalités». A l’époque de Saint Paul dans les prisons romaines c’était encore plus vrai. Il est bon aujourd’hui de nous rappeler que nous devrions nous interroger sur notre foi en la résurrection. Saint Paul avait rencontré le Christ ressuscité le jour de sa conversion. La résurrection, ne la considérons-nous pas, parfois un peu comme la marguerite dans son vase… Oui, j’y crois un peu, mais on nous parle d’autres possibilités, alors reste encore dans ton vase un moment, le plus longtemps possible. Ces autres possibilités ne seraient-elles pas que du papier peint ? Qui   est revenu de la mort sinon le Christ. Il y a la lumière de Pâques et les porteurs de lumière.

Qui va transmettre cette lumière et ce flambeau du réconfort ? Et dans quelles conditions ? Saint Paul l’a fait dans sa prison. Le pape François avait dit aux Arméniens  en 2015 : Votre peuple, illuminé de la lumière du Christ et avec sa grâce, a surmonté beaucoup d’épreuves et de souffrances, animé par l’espérance qui vient de la Croix (Pape François). Le rapprochement nous pousser à parler de lumière du Christ sur la croix.

Nous terminons avec une prière de Grégoire de Narek à Marie  :  « O pureté des Vierges, reine des bienheureux, Mère de l’édifice indestructible de l’Église, Mère du Verbe immaculé de Dieu, (…) nous réfugiant sous la défense des ailes  immenses de ton intercession, nous levons les mains vers toi, et avec une invincible espérance nous croyons que nous serons sauvés ». Amen


dimanche 4 janvier 2026

Epiphanie

 


Atelier Saint-André

4 janv. 2026

 L'Épiphanie du Seigneur — Année A
Solennité

 
 

Lectures de la messe

Mes sœurs, chers frères et sœurs,

Nous nous réjouissons chaque année de cette manifestation du Christ aux nations, aux Gentils, par la médiation des mages. Epiphanie veut dire manifestation. Habituellement les pères disent avec saint Jean Chrysostome qu’il y a 3 manifestations, 3 épiphanies :  La visite des Mages, le baptême de Jésus dans le Jourdain et les noces de Cana. Jean-Chrysostome avait baptisé une petite fille épiphanie… Voilà une petite reine.

En parcourant l’Evangile de l’enfance de Matthieu, impossible de ne pas remarquer que l’Evangéliste est très attaché à mettre en valeur la royauté. D’abord celle de David et de sa descendance, puis un autre roi, l’usurpateur Hérode et enfin ces mages sur lesquels la royauté a fini par déteindre. Ce sont des magoi, des sages, enchanteurs, magiciens et autres astrologues. Ils apparaissent pour la première fois dans la Bible des Septante, écrite en grec avec le prophète Daniel (1-5). Ils viennent de Babylone et de Perse. Nous connaissons leurs sites d’observation, les célèbres ziggurat. La tradition les a revêtus de manteaux et de couronnes de rois. Les psaumes y ont aidé : « Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents. Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande. Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront. »  Ils représentent les nations païennes et les sagesses universelles. Cette histoire comme la fuite en Egypte, ne paraissent pas être nécessairement de pures comparaisons spirituelles, avec les pérégrinations du peuple de Dieu,  à lire entre autres M. Petitfils.  Faut-il voir une allusion à l’étoile des Mages dans l’Apocalypse de Jean : « Moi, je suis le rejeton de la race de David, l’étoile resplendissante du matin » ? Le Talmud de Babylone mentionnerait que, dans les derniers temps du règne d’Hérode Ier, un grand nombre de Gentils (goïm) s’étaient rendus à Jérusalem afin de voir se lever l’étoile de Jacob. Le sujet a intéressé   Benoît XVI, les mages de Cologne ont peut-être aidé. Divers facteurs ont concouru pour faire percevoir dans le langage lumineux de l'étoile, un message d'espérance. Mais tout cela pouvait mettre en chemin seulement un homme ayant un désir intérieur, de l’espérance, un homme à la recherche de la véritable Étoile du salut. Les réflexions sur l’étoile et sa nature ne manquent pas. Benoît XVI a creusé le sujet vous pouvez le relire.  

Le message de fond de l’Epiphanie nous est délivré par saint Paul : « Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. » Il n’est plus question de génétique, mais bien de la foi qui nous permet de devenir enfant de Dieu. «  La miséricordieuse providence de Dieu a voulu, sur la fin des temps, venir au secours du monde en détresse. Elle décida que le salut de toutes les nations se ferait dans le Christ. » L’étoile  guida les trois mages pour leur faire connaître et adorer le Roi du ciel et de la terre. Cette étoile nous invite toujours à suivre leur exemple et à être disponibles à cette grâce qui attire tous les hommes vers le Christ, nous dit Léon le Grand… La foi d’Abraham lui fit entreprendre sa recherche de Dieu, c’est par elle aussi que nous sommes appelés à accueillir le Christ en nous (Cf Hb 11).

La fête de l’Epiphanie nous réjouit le cœur. Mais nous avons bien de la peine à entrer dans une compréhension du mystère du cheminement de Dieu parmi nous et en nous. Combien de fois nous demandons-nous où a passé notre étoile ? Aussitôt après cette rencontre, et l’adoration  des mages l’étoile disparaît au-dessus de la crèche, mais sa lumière brille dans le cœur de chacun de ces trois hommes. Ils vont avoir à la transmettre et en vivre. Le Seigneur est en eux par la foi.  

Marc Zundel dans une de ses méditations nous demande de nous étonner… Toute la Sagesse de ces hommes de science les a amenés vers un petit enfant de rien du tout. De grands savants s’inclinant devant un enfant, n’est-ce pas le plus grand des mystères ? Une plaisanterie du siècle passé disait que des pères jésuites suggéraient à des parents de leur confier leurs enfants : « Nous en ferons quelque chose ». Le mystère ici, c’est que les Mages se mettent à l’école de cet enfant.  En lui, dit Zundel, ils cherchent toute la lumière, toute la beauté, toute la sagesse, toute la grandeur, toute la vie, en lui ils reconnaissent le Dieu vivant. Le plus terrible est qu’Hérode a tellement peur de ce concurrent, qu’il va ordonner un massacre. Pourtant il est  déjà un vieil homme et ne vivra plus très longtemps. Devant cet enfant ne devrions-nous pas nous-mêmes déposer les armes… Même lorsque l’âge avance, surtout lorsque l’âge avance, ne devrions-nous pas déposer devant la crèche nos fardeaux, nos difficultés qu’il va transformer en or, en encens et en myrrhe ? Ne va-t-il pas transformer nos larmes en perles ? Ne va-t-il pas nous donner paix, joie et consolation ?

Cette fin d’année nous a provoqué quelques tristes surprises, des non-cadeaux , avec le drame vécu par ces enfants à Montana… Ce sont des gosses pour les plus anciens d’entre nous. Tout ce gâchis, nous  ne comprenons pas. Les guerres déclenchées et menées en ces temps non plus. Pourtant l’Enfant-Dieu avec toutes ces difficultés, ces tristesses vient construire un nouveau royaume et l’habiter. Il vient pour nous conduire vers une terre nouvelle. Il est le soleil invaincu.

La dernière porte sainte de l’Espérance va se fermer pour l’Epiphanie à Rome… Mais son étoile brille dans nos cœurs.  

Une étoile a guidé les Mages jusqu'à Jérusalem, puis à Bethléem. Les anciennes prophéties comparaient le Messie qui devait venir à un astre céleste. Ce symbole a également été attribué à Marie : si le Christ est l'étoile qui conduit à Dieu, Marie est l'étoile qui conduit à Jésus (cf S. JP II).

Salut, Étoile de la mer, ô très sainte mère de Dieu, toi qui es vierge à tout jamais, ô bienheureuse Porte du ciel. Tu es Mère, montre-le nous ! Montre-nous ton Fils. Que celui qui pour nous est né en acceptant d'être ton Fils accueille par toi nos prières. O Mère Très Sainte confie-nous ton Fils, donne-nous ton Fils. Amen.


jeudi 1 janvier 2026

Sainte Marie Mère de Dieu



1 janv. 2026

 Sainte Marie, Mère de Dieu —
Solennité

 
 

Lectures de la messe

 Chers frères et sœurs, chers amis,

Ce premier jour de la nouvelle année s’avère donc très particulier. Il est non seulement le jour officiel de l’agrégation de Moutier au territoire cantonal, avec ses 7302 habitants, mais c’est encore la journée mondiale de la paix. Il est l’octave de la Nativité, la fête de Marie Mère de Dieu c’est aussi le rappel de la circoncision de Jésus. Lui qui est Dieu,  est devenu petit enfant et il devient très officiellement aussi membre du Peuple de Dieu. Vous me concéderez que le cas de Jésus est vraiment particulier. La première communication de la Bonne Nouvelle de cette naissance avait été faite par un ange à des particuliers, à des pauvres qui ont la priorité. Elle n’est pas transmise une notification officielle au Sénat et à l’armée, ni aux prêtres du temple, mais par le bouche à oreille. L’ange leur a dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple. » Les bergers sont les premiers apôtres. Les bergers racontent ce qu’ils ont  entendu de la part de leur messager et vu de leurs yeux à la crèche. Certains disent qu’aujourd’hui, le téléphone arabe est toujours plus rapide que les médias qui se trompent parfois au milieu de tant de mauvaises nouvelles… Quelle nouvelle est annoncée ? Celle de la naissance d’un enfant. Il porte un nom particulier : Jésus, « Dieu sauve ». Matthieu a presque fait de la naissance de Jésus, une confrontation de rois, avec un roi légitime et un usurpateur, Hérode, et même des mages d’Orient qui s’inclinent. Pas de bergers chez Matthieu, pas de téléphone arabe, mais un examen des Ecritures pour renseigner les mages qui sont devenus des rois. On parlerait plutôt de voie officielle.

La liturgie avec le titre de Mère de Dieu donné à Marie, nous fait penser qu’elle prépare Jésus à être présenté aux mages et en quelque sorte à tous les peuples de la terre. Dans ma jeunesse de religieux, j’avais été intrigué par une icône que j’avais reçue et qui montrait Marie assise sur un siège avec des coussins confortables et portant l’enfant Jésus qui bénissait. On lit que dans l’Antiquité, les femmes de pouvoir en Egypte, régnaient par leurs enfants mineurs. Un cérémonial byzantin rapporte que l’enfant impérial, porphyrogénète, était présenté officiellement et béni par le patriarche. Cela aide à comprendre l’image.

Nous ne sommes pas là pour faire de l’archéologie, bien que le pape Léon ait rappelé récemment aux intéressés qu’elle est une école d’incarnation. L’intelligence artificielle ne résout pas tout, elle n’a pas la dignité humaine, ni l’histoire humaine, elle n’est pas capable de Dieu. « Le christianisme n’est pas né d’une idée, mais d’une chair ; ni d’un concept abstrait, mais d’un sein, d’un corps, d’un tombeau. », leur a-t-il dit. C’est un petit roi sans armée qui nous est présenté aujourd’hui sur les genoux de sa mère et il vient nous annoncer la paix. Sommes-nous capables de le découvrir ce petit roi ? Je crois que la moitié du Jura ou plus, est allée admirer l’admirable crèche de Porrentruy qui est une véritable merveille. Avez-vous repéré Jésus ? Dans une église, il est d’abord dans l’Eucharistie, au tabernacle. J’avais commencé par là, mardi et ô bonheur j’ai trouvé ensuite, presque tout de suite, en remontant à contre-courant, son image toute petite au bout de l’immense crèche, « grand comme ça ». La leçon a son importance : où vais-je trouver Jésus,  Marie et Joseph, fils de David? Ce n’est pas dans un palais impérial, mais dans la vie cachée. Non dans l’infiniment grand, mais dans le petit, le discret. Léon le Grand, le pape de mon anniversaire, disait dans une de ses homélies hier : « La naissance du Seigneur Jésus, c'est la naissance de la paix. » Pour assurer la paix on pense d’abord à une force armée, pas à un petit enfant. Notre pape d’aujourd’hui nous a écrit un message pour cette journée mondiale de la paix. Il est intitulé : « La paix soit avec vous tous - Vers une paix désarmée et désarmante ». Dieu n’aime pas la guerre, sinon celle, spirituelle, que nous avons à mener à l’intérieur de nous-mêmes avec l’aide de la grâce pour ressembler à son Fils et entrer dans sa famille. 

La paix n’est malheureusement dans l’air du temps. C’est à pleurer en pensant aux victimes des guerres actuelles… L’ironie a voulu qu’un missile de superpuissance soit  tombé le soir de Noël, dans un champ d’oignons au Nigéria, un immense pays. Voulait-on totalement empêcher de pleurer le soir de Noël. Les oignons sont connus pour leurs effets. La paix devrait être désarmée et désarmante, elle doit commencer par la paix dans les cœurs : « Bien que beaucoup de personnes aujourd’hui aient un cœur disposé à la paix, un grand sentiment d’impuissance les envahit devant le cours des événements de plus en plus incertain. » Le pape Léon mentionne dans son message, Saint Jean XXIII : « la perspective d’un désarmement intégral ne peut s’affirmer que par le renouveau du cœur et de l’intelligence. » La solution proposée ne date pas d’aujourd’hui, mais de la crèche.

Le Jubilé de l’Espérance arrive à son terme et le pape formule le vœu qu’il porte un fruit de paix. Il a incité des millions d’êtres humains à se redécouvrir pèlerins et à entreprendre en eux-mêmes un désarmement du cœur, de l’esprit auquel Dieu ne tardera pas à répondre en accomplissant ses promesses de vie.

Le Jura est petit, même avec ses 82.000 habitants de bonne volonté. Nous avons accueilli cette nuit Moutier dans le territoire cantonal et dans nos institutions civiles. Nous  avons aussi une nouvelle région pastorale de La Vallée de Delémont-Moutier. C’est une chance, mais aussi une invitation à prendre conscience de nos responsabilités personnelles en Eglise et à nous interroger comment annoncer le Christ autour de nous. Il est petit et caché, ses moyens sont modestes. Nous ne pouvons nous fier qu’à une parole et à un souffle léger, celui de l’Esprit. L’Eglise n’est pas un monument historique, elle est d’abord constituée de ceux qui sont capables d’aimer, de se réunir autour de l’Eucharistie et de l’Enfant de la crèche, pour lui demander la paix. Le Seigneur la promet aux hommes et aux femmes de Bonne Volonté.  Marie Mère de Dieu, Mère de l’Eglise donne-nous ton Fils Amen.