5 juil. 2026
14ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine II du Psautier) — Année A
Chers frères et sœurs,
Le Seigneur nous parle de repos par deux fois. Il nous dit
qu’il est doux et humble de cœur, qu’il ne propose qu’un fardeau léger que peut
transporter un petit âne. Comme vous avez du temps pour regarder la nature,
vous en verrez des noirs, des gris, des tachetés, une oreille levée… ils crient
très fort pour faire peur au loup. Ânes et ânesses sont mentionnées plus de 100
fois dans l’ancien Testament, et une dizaine de fois dans le nouveau. C’est la
monture de Jésus qui entre dans Jérusalem le jour des rameaux. Il prend en
quelque sorte la voiture du pauvre.
Jésus n’est pas un roi qui vient s’imposer par la force. Il
vient en paix à notre rencontre pour dialoguer. Il a pourtant un message dont
l’Evangile ne nous cache pas l’importance. « Tout m’a été remis par mon
Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le
Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » Connaître
Dieu, c’est être comme lui. Le Fils nous révèle le Père, il veut nous faire
devenir comme Lui, dans le sens de parvenir à une communion avec lui. Il opère
un dévoilement, une révélation. L’évangile utilise le mot grec apokalupsai
dont est tiré le nom de l’apocalypse.
Il nous propose donc une transformation pour devenir comme
lui et pour voir perpétuellement son Père. Il vient nous transformer, mais pas
nous contraindre à entrer dans un moule. Oui, il veut que sa domination
s’étende d’une mer à l’autre. Mais il vient l’établir par un dialogue et nous
donner son Esprit. Il vient nous transformer de l’intérieur parce qu’il
respecte notre liberté. Un vrai mariage
nécessite un échange de consentements libres et sans contrainte.
Le Seigneur vient établir un dialogue de liberté à liberté,
mais où nous sommes au plus profond de nous-mêmes ses créatures, capables de
Dieu selon la formule, mais en croissance et appelées à faire des choix pour
lui. L’insistance est grande dans les enseignements du pape Léon sur les
questionnements autour de l’intelligence artificielle. Son encyclique commence
par ces mots : « La magnifique humanité créée par Dieu se trouve
aujourd’hui face à un choix décisif ». La rencontre avec Dieu n’est pas un transfert
de données, et il ne s’agit pas de questions dont les réponses sont formulées
par un intelligence artificielle qui nous les dicte, mais d’une croissance humaine
dans l’amour, de personne à personne. Le Seigneur conclut : « Oui,
mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. », ce qui signifie qu’il
ne nous demande pas comme les pharisiens et les scribes de son temps d’être de
fins connaisseurs d’une casuistique, de couper les cheveux en quatre pour être
en règle, de l’extérieur. Il nous invite à une transformation intérieure du
coeur. « Je suis doux et humble de cœur ». Deux personnes qui
s’aiment vraiment finissent dit-on par se ressembler.
Quels sont nos moyens ? Ceux qui nous sont proposés
pendant les vacances, vous les connaissez, un peu de lecture de l’Ecriture
puisqu’on a le temps, faire un retour tranquille sur ce qu’a été notre parcours
pendant l’année, y compris avec le Seigneur. Surtout n’oublions pas les
rencontres. C’est le moment de mettre en forme des projets et de demander
l’aide du Saint-Esprit. Demandez-lui de bonnes idées, même en prenant une bière
sous un parasol me disait quelqu’un l’autre jour. Vous avez suffisamment de
livre de spiritualité à disposition, papier ou électroniques. Dans les thèmes d’actualité, l’intelligence
artificielle occupe une place importante. Comment être disciples du Christ
aujourd’hui ? Comment trouver de bonnes méthodes pour vivre ensemble.
Sur la toile j’ai trouvé au moins 30 livres de spiritualité chrétienne pour
l’été en 2 clics de souris. Sans aller au bout du monde, il y a suffisamment
d’église à visiter avec l’avantage d’y être un moment au frais… Il faut des
arguments de vente.
Un moment avec soi-même, un moment en famille, un moment avec
des amis, de la détente et du repos, je ne vous donne pas de conseils.
Il y a tout
un passage sur Marie dans l’encyclique du pape Léon. Terminons avec ses
quelques mots : Avec la même foi que Marie, devenons des tisseurs
d’espérance dans notre monde, en partageant ce que nous sommes et ce que nous
avons, afin que la présence de Jésus grandisse au milieu de nous et que son
Royaume prenne forme. Amen
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