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dimanche 28 juin 2026

En est-il digne?

 

 En union de prières pour Mgr Gérard Daucourt  touché dans sa santé.


28 juin 2026

 13ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine I du Psautier) — Année A

 
 

Messe du jour

Chers frères et chers amis,

En ce chaud dimanche, nous pouvons après nos lectures, nous interroger sur ce que peut bien vouloir dire le Seigneur avec un catalogue d’exigences qui ne peuvent que nous troubler, surtout lorsque nous les rencontrons dans le vrai sur nos chemins de vie.

Que signifie être digne ? Nous n’allons pas faire l’inventaire de définitions, surtout par ces températures. L’une d’entre elles qui sonne bien est celle-ci : Être à la hauteur de quelque chose ou de quelqu’un, mériter. Cela se calcule en fonction des finances aujourd’hui, ou de l’appartenance à une catégorie sociale. Comme Mgr Daucourt avait été à la section orientale de la promotion pour l’unité des chrétiens à Rome, cela légitime l’utilisation d’un mot grec. Il s’agit du mot axios dans notre texte. Le Seigneur l’utilise à trois reprises. Il veut tout et il faut tout lui donner pour être comme lui parce qu’il se donne totalement à nous et à son Père. Seigneur tu exagères. L’amour exagère toujours. Dieu nous donne d’exister et d’agir par nous-mêmes. Une intelligence artificielle n’a pas de dignité.

Axios est le terme le plus courant pour exprimer qu'une personne est digne ou méritante, capable d’agir avec le Seigneur. Ce mot est employé dans l'acclamation liturgique orthodoxe lors des ordinations. En est-il digne ? Demande-t-on à propos du candidat. Et l’assemblée approuve. Oui il en est digne. Chez les latins c’est celui qui présente le candidat qui répond.

Au fil des années, tous les anciens candidats, s’interrogent eux-mêmes sur ce sujet et sur la galère où ils ont embarqué, comme Pierre que nous fêtons demain. Donner son oui tous les jours, c’est une autre affaire, comme transformer un tir en but. Le foot mérite une salutation.

Vous me permettez un jeu de mot et un rapprochement. En lisant le mot grec axios, je me suis demandé s’il y avait un rapport avec le mot axe. Lui vient du latin Axis : ἄξων (akon), de ἄγων, pousser, tourner. Nous pourrions penser à la vis d’un pressoir et nous demander Seigneur qu’est-ce que tu nous demandes ? Il s’agit quasiment de tout lui sacrifier comme il s’est donné lui-même. Il nous demande de le préférer à tout. 

Ce sacrifice n’est toutefois pas une négation, un anéantissement, mais il donne un sens à tout ce que nous vivons. Il est donateur de vie et dispensateur de joie. Il s’agit de l’axe  grâce auquel il nous fait rouler pour annoncer la Bonne Nouvelle. Etre digne de lui, c’est avancer avec ce véhicule. Aimer il nous demande de ne pas le faire tout seul, mais avec lui. Il nous demande de mêler du divin à notre amour. L’amour de Dieu mêlé au nôtre n’est pas simplement un agent conservateur, mais un multiplicateur, comme à Cana. Il change notre eau ou notre modeste tentative de vinification en un grand cru. Je me souviens d’un test avec le raisin de ma vigne grimpante, ça n’a pas été fabuleux. Le Seigneur est capable de miracles avec notre piquette. 

La première lecture nous permet de nous interroger sur notre accueil. Nous avons une leçon d’hospitalité orientale : Suis-je capable de discerner dans celui qui me visite, un messager du Seigneur ? Le cadeau d’Elisée, un enfant pour cette femme est remarquable et nous fait penser à Elisabeth et Zacharie. Et aussi à Sarah qui avait ri… Les plus anciens sont capables de transmettre la joie de l’Evangile. Fréquemment on nous dit que nous appartenons à une Eglise vieillissante. Pourtant les Ecritures nous enseignent que nous sommes capables d’annoncer la Bonne Nouvelle à nos âges respectifs. Mercredi je suis allé célébrer dans le home à Courgenay. Il y faisait bon frais et ils y étaient très attentifs. Vous êtes en meilleur situation physique, mais ne pourriez-vous pas vous poser cette banale question : est-ce que je n’arriverais pas à transmettre une Bonne Nouvelle aux plus jeunes, à rouler pour le Seigneur sur l’axe et les roues de mes bonnes idées et des siennes. Vous ne portez pas que des médailles Bene Merenti, vous êtes des porteurs de la joie de l’Evangile. Celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche ne perdra pas sa récompense et celui qui en apportera un non plus, surtout en cette période de sécheresse. Y a-t-il des sourciers spirituels parmi vous ? Le Seigneur est en panne de messagers.

« Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. »

Je crois que cela suffit.  

Je conclu avec une Hymne à la Mère de Dieu particulièrement célèbre dans la liturgie byzantine :

Il est digne, en vérité, de te célébrer, ô Mère de Dieu, toujours bienheureuse et toute-immaculée, et mère de notre Dieu. Toi, plus vénérable que les Chérubins, et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins, qui sans corruption enfantas Dieu le Verbe, toi, véritablement Mère de Dieu, nous te magnifions. Amen.


dimanche 14 juin 2026

Appel des douze et envoi en mission

 


14 juin 2026

 11ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine III du Psautier) — Année A

 
 

Lectures de la messe


Intro

Le Seigneur envoie ses disciples prêcher pour la première fois. Il les envoie vers les brebis perdues de la maison d’Israël. La question majeure pourrait être celle-ci, sommes-nous des brebis perdues ?  Le Seigneur veut nous rejoindre où que nous soyons.

En juin 2026, nous sommes invités à prier pour les valeurs du sport, le slowup et le foot nous le rappelle. Mais les intéressés ont déjà oublié la soirée d’hier, Bibracte et Alésia connais pas (un match nul c’est Alésia). Juin est avant tout le mois du Sacré-Cœur. Nous fêtions vendredi la solennité du Sacré-Cœur de Jésus et hier c’était le Cœur Immaculé de Marie. Le samedi lui est d’ailleurs habituellement consacré dans la liturgie. C’est la raison pour laquelle Marie est célébrée régulièrement dans les sanctuaires et les communautés le matin de ce jour-là  durant l’année.

Homélie 

Chers frères et sœurs,
Comme vous êtes connaisseurs de qualité des Ecritures, vous avez remarqué que cette péricope est tirée de la première partie de l’Evangile de Matthieu qui compte 28 chapitres. Jésus après son passage au désert a commencé d’enseigner, il guérit les malades, chasse un bon nombre de démons, calme la tempête. Il donne le sermon sur la montagne et enseigne sa prière, le Notre Père. Les foules qui accourent sont immenses… Que fait Jésus ? il envoie en mission ses Apôtres mais avec une sorte de modération. Il ne demande pas à ses disciples de partir au loin.  « Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » Jésus s’intéresse à ceux qui n’ont pas voulu ou qui n’ont pas pu venir. Il les appelle les brebis perdues de la maison d’Israël. Il n’envoie ses Apôtres ni aux Samaritains, considérés comme des sectaires d’Israël, ni aux païens. Il les envoie un peu à ceux que quelques années en arrière, on appelait la génération « bof »… , les indifférents. Aujourd’hui, nous avons une nouvelle version d’indifférents en programmation; on met en place des machines qui pensent à notre place et  veulent nous conduire là où d’autres voudraient nous faire aller. Nous avons pourtant une différence fondamentale avec les machines.
Le Seigneur vient s’intéresser à nous personnellement et il transforme ses jeunes Apôtres en messagers de proximité. Pourquoi ? Depuis le commencement il est passionné non par des slogans de masse et adressés à des foules. Il est passionné par ceux qui les composent, par des personnes, par des individus. Il s’est d’abord adressé à des personnes : Abraham, Moïse, David. Il aime ce qui est petit. Il a d’abord créé  le tout petit peuple qu’est Israël. Ce qui l’intéresse, c’est la qualité de son rapport à des personnes. Il n’a pas l’intention de faire du chiffre mais de rencontrer chacun sans exclure personne. Cela veut bien dire qu’il veut  rassembler tout le monde par son message. Pour lui chacun de nous est unique. Il va mettre en œuvre ses puissances de calculs et d’appréciations autrement plus puissantes que les nôtre aujourd’hui, pour préserver ce qui pour lui est le plus précieux en nous, notre capacité de voir Dieu et d’aimer. C’est là sa bourse.
Que le Seigneur s’intéresse à des personnes signifie bien qu’elles ont une qualité particulière. Elles ne sont pas simplement belles à regarder ou dignes de participer à un défilé sportif ou de mode. Plus profondément, le Seigneur considère chaque personne comme son ciel. Chacune est belle parce qu’Il  peut s’y refléter et s’y regarder, parce qu’il peut entrer en relations avec elles, non pas superficiellement, mais depuis son intérieur, depuis son coeur. Chacune est pour lui comme une sorte de miroir vivant. Il voit, et se voit, et nous voit, en lui. 
Il n’abandonne jamais la partie. Pourtant il va passer le flambeau à un autre, tant nous avons, non seulement la tête, mais le cœur dur. Il va aller jusqu’à laisser transpercer son coeur. 
Nous pouvons citer l’abbé Maurice Zundel qui est particulièrement apprécié, y compris par moi, pour nous l’expliquer. Il nous rappelle qu’avant sa passion le Seigneur avait dit : «Il est bon que je m’en aille, sinon l’Esprit Saint ne viendra pas à vous.» Aucune parole dit-il ne peut traduire l’échec de Jésus mieux que celle-là. Il a si bien échoué qu’il faut l’Esprit Saint pour que ses disciples découvrent enfin qui il est et j’ajoute : ce qu’il veut.
Israël comme ceux qui se considèrent comme propriétaire de Dieu l’ont limité. Zundel dit : « Ils en ont fait un dieu local, un dieu national, le dieu d’une nation comme si Dieu pouvait se monopoliser et ils ont attendu de Jésus qu’il serve à l’exaltation de cette nation, à la réalisation de ses ambitions. » 
Si nous parlons de petits, nous pensons aussi aux bébés. Ils se croient maître du monde en bout de table et crient très fort à table, ce qui fait rire tout le monde. Nous savons être patient, Dieu aussi avec nous et il veut nous faire grandir, pour être capables de l’accueillir pleinement. Pour annoncer la Bonne Nouvelle notre grand problème est d’essayer de faire comprendre que Dieu est au-dedans de nous. Ceux qui entendaient Jésus n’ont pas compris que le véritable sanctuaire de Dieu, c’est l’homme. Ils n’ont pas compris que le ciel authentique, c’est notre âme. «Le ciel, c’est l’âme du juste», comme dit saint Grégoire. Comment s’y prendre pour que ceux vers qui nous sommes envoyés comprennent ce message ? Comment d’abord le faire nous-mêmes ? Aux disciples les 2/3 restant de l’Evangile seront nécessaires et la venue de l’Esprit-Saint. Il en est ainsi à chaque génération.
Je ne sais pas si vous avez suivi la semaine de notre pape Léon en  Espagne, un mot sur l’amour. L’amour nous est révélé dans l’humanité du Sauveur et dans les mouvements de son Très Saint Cœur: immuable et fidèle même face à l’incompréhension et au rejet, à la peur, à la tristesse et à la résistance humaine (cf. Lc 22, 39-46).
L’amour fait vivre Dieu en nous : La vocation à l’amour, n’est pas fondée sur le calcul, ni sur le simple sentiment, n’est pas réductible à une simple philanthropie, mais  envahit notre être tout entier: feu pour l’âme, lumière pour l’esprit, élan irrésistible pour la liberté, paix et en même temps tourment pour le cœur qui bat à l’unisson avec d’autres cœurs, impliquant toute la personne. Car aimer est inhérent à l’homme, mieux encore, c’est la condition de la plénitude de son existence même. 
Ô Marie Tu es la splendeur qui n'ôte rien à la lumière du Christ, car tu existes en Lui et par Lui. En Toi, tout est « fiat » : tu es l'Immaculée, tu es transparence et plénitude de grâce (S. Jean-Paul II). Amen

dimanche 7 juin 2026

Miséricorde trinitaire

 


 7 juin 2026 10ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine II du Psautier) — Année A

Lectures de la messe

 Intro

 Ce 10ème dimanche du temps ordinaire et 1er Dimanche en vert nous conduit sur les chemins de la miséricorde à la rencontre du Seigneur. Le thème nous est cher et familier, tant les papes Jean-Paul II et François ont insisté sur cette question. Nous en avons besoin tant pour nous, personnellement, que communautairement, en Eglise. Vous avez entendu que le pape Léon s’est rendu visite en Espagne. Il a longuement parlé aux autorités qui l’accueillaient de la spiritualité du carmel avec Jean de la Croix et Thérèse d’Avila. Leur passion pour le mystère divin a fait d’eux des amis. Leur mystique est une mystique « des yeux ouverts », c’est-à-dire qu’elle n’est pas étrangère à l’histoire. Au contraire, elle nous conduit à la racine des questions, au cœur de la réalité. 
Nous allons recevoir ici à Develier une visiteuse de marque venant du Carmel de Dijon, sainte Elisabeth de la Trinité. Elle vient aussi nous partager son expérience spirituelle de carmélite et nous inviter à ouvrir l’oreille de notre cœur, et les yeux de notre foi. 

 Homélie

« Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Chers frères et sœurs

Les thèmes d’aujourd’hui et  l’Evangile nous sont familiers. Mais n’y sommes-nous pas un peu trop habitués ? L’office des lectures a commencé par ces mots d’un évêque et martyr adressés à l’Eglise de Rome : « Ignace, appelé aussi Théophore (Porte-Dieu), à l'Église, qui a obtenu miséricorde par la magnificence, du Père très-haut et de Jésus Christ, son Fils unique. »

L’Eglise de Rome a commencée par un cadeau, celui de la miséricorde venue par la magnificence,  la grandeur, la majesté du Père Très-Haut et de Jésus-Christ, son Fils unique. La miséricorde nous vient du cœur de la Trinité : De l’échange et du don d’amour du Père, dans l’Esprit qui peut nous être transmis par le sacrifice de Jésus.  L’Esprit répandu vient nous rendre capable de participer au mystère de la Trinité. Il a saisi le cœur d’Elisabeth pour la transformer. Elle a pris dans son nom de Carmélite, ce mystère. Toutes nos sœurs ont une noble particule spirituelle.

Le Seigneur avait fait comprendre à Pierre au soir du Jeudi Saint la nécessité d’une purification venant de lui : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. ». Devant sa réaction, il l’a rassuré, mais en même temps avec l’exemple de Juda, il a mis ses Apôtres en garde de ne pas se prendre pour Dieu, de ne pas s’établir en juges du mystère divin et de la miséricorde divine. Il y a un secret entre Dieu et les âmes de chacun d’entre nous.  Les pharisiens s’étaient portés juges de ce qu’accomplissait le Seigneur durant son ministère.

La miséricorde passe aussi par le service du lavement des pieds que nous nous rendons les uns aux autres, par ce travail de l’amour qui nous vient du Seigneur. Nous nous disons parfois qu’il pourrait nous transformer par sa grâce sans nous faire franchir des étapes qui nous font pousser bien des soupirs. « Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes. » La connaissance de Dieu, n’est pas qu’une affaire de  concept, mais bien de vie avec le Christ, en mettant en pratique ce qu’il demande. La formule du pape François reprise par son successeur hier à Madrid, a du juste : « la réalité est supérieure à l’idée ». Le Christ ne peut naître et grandir en nous que par la réalité, le vécu. C’est son mode de de connaissance privilégié. Nous pourrions faire un jeu de mot avec naissance et connaissance. En rester à une connaissance intellectuelle, fais de nous des pharisiens qui pensent mettre la main sur Dieu.

Saint Paul prend l’exemple d’Abraham pour nous demander de persévérer d’espérer contre toute espérance : «  Devant la promesse de Dieu, il n’hésita pas, il ne manqua pas de foi. » « Il est devenu le père d’un grand nombre de nations. »

Les saints héritent de ce type de maternité ou de paternité spirituelle.  Fréquemment, nous sommes d’abord intéressés par les miracles retenus lorsqu’il y a de nouveaux saints et bienheureux dans l’Eglise.

En raison des circonstances, vous me permettez de rappeler ceux retenus pour  Elisabeth. Le premier concerne un cistercien,  Dom Jean Chanut, moine de l’Abbaye de Cîteaux avait été guéri en 1943 d’une tuberculose des reins. Il est devenu Abbé de cette Abbaye, puis est décédé en Afrique en 1980. Notre carmélite a été bienveillante envers un pratiquant de la règle de saint Benoît. Il n’y a pas que Cluny en Bourgogne… La charité du Carmel englobe les fils de Saint Benoît.

Le deuxième miracle concerne une professeur de religion atteinte d’une maladie orpheline, elle a été guérie sur le parking du Carmel le 2 avril 2002. Comme quoi nous pourrions aussi y être exaucé !

Les  écrits d’Elisabeth ( prières, poésies et lettres) nécessitent pour les approcher de les parcourir tranquillement chez soi, il ne s’agit pas de faire de la lecture à grande vitesse. Elle était pianiste de grande qualité. Laissez résonner la musique de ses mots en vous. Ce sont de belles lectures de vacances. Les tempéraments et les styles sont différents au Carmel, mais Dieu joue juste de tous ses instruments et les accorde constamment à son fils.

Pour la vie de l’Eglise le miracle le plus important est celui de la miséricorde du Seigneur. Elle lui permet et nous permet de grandir, d’accueillir le don de la foi, de vivre dans l’espérance et la charité.

Nous allons conclure avec le début de la  prière de Sainte Elisabeth à la Trinité, la très très très sainte Trinité comme le disait Saint Jean-Paul II .

O mon Dieu, Trinité que j’adore,

aidez-moi à m’oublier entièrement

pour m’établir en vous, immobile et paisible

comme si déjà mon âme était dans l’éternité!

Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,

ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte

plus loin dans la profondeur de votre Mystère.

Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,

votre demeure aimée et le lieu de votre repos;

que je ne vous y laisse jamais seul,

mais que je sois là tout entière,

tout éveillée en ma foi, tout adorante,

toute livrée à votre action créatrice.

Notre-Dame du Mont-Carmel : priez pour nous ! Amen.